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  • : Ce blog est le résultat d'un challenge lancé par Madame Copine, mon amie du bout du monde... En réponse à mes mails éhontés critiquant un quotidien au demeurant tout à fait passionnant.
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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 13:40
Hé hé hé ! Qui est donc cet ami mystérieux que j'interpelle en ce samedi 14 juillet, jour de Fête Nationale ?
Citation Orwellienne
"La vérité, c'est le mensonge"
Avertissement
Mauvais esprit...
Les tenants et les aboutissants
C'est un ami qui veut tellement faire le Bien - dans le cas présent je représente le Mal, en quelque sorte - qu'il a décidé de redevenir administrateur de l'association dont je ne reste présidente que jusqu'à ce que la relève soit prête. En soi, étant donné que j'ai sifflé les arrêts de jeu et annoncé la fin de mon règne, la place est libre... Sauf que, sauf que :
1/ Il a démisionné du Conseil d'Administration - avec l'ancien trésorier, qui revient également - l'avant veille de notre dernière audience au TGI du Sud - vous savez, celle qui statuait sur notre sortie de la mesure de redressement judiciaire... C'est dire si ça lui faisait plaisir, comme perspective, qu'on s'en sorte...
2/ Il s'avère que cet ami est aussi un collègue de travail, et que j'ai appris son intention de revenir sur le devant de la scène non pas par lui. Non. Je vous jure. Mais par d'autres. Alors que son bureau est situé exactement à 10 mètres d u mien, et que nous ne sommes que 5 salariés dans la structure. Dingue non ?
 
Je vous donne mon avis...
Je dis ça, notez bien, c'est juste parce qu'ils étaient quelques uns à penser que dans la vie c'est plus fûté de liquider une association, de planter les fournisseurs, l'Etat (un peu vous et moi) et de licencier tout le monde, pour ne pas avoir à s'acquitter de sa dette (485 000 euros), et qu'en matière de gestion, à mains nues ça fait plus militant...  
 
 
Un conseil d'ami...
Alors moi je dis : Hey ! Mon ami ! Tu aimes manger des patates ? Parce qu'avec le "Willi Waller two thousand six", c'est quand même plus facile...

La phrase du moment

Konrad Adenauer : "L'oubli de ses propres fautes est la plus sure des absolutions"...
 
 
Et vous, vous en pensez quoi ?
 
 
 


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Published by Laure - dans Verbatim
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 10:02
Fini de jouer…
 
Je reprends le commentaire que j’ai fait à Madame Copine dans Echec et Pat, lorsqu’elle me disait que pour elle c’était un mystère que je continue… Et me souhaitait du courage, ce dont j'avais bien besoin !
Lundi 18 juin à l'aube... 
« Je me suis sentie écrasée par la responsabilité qui m'incombait, et que les partenaires financiers me renvoyaient  "si tu pars l'association va mourir", au vu des engagements financiers pris par chacun (quand même, budget annuel de 1 300 000 euros, et 485 000 euros de DETTES à rembourser sur 9 ans)...
Aujourd'hui, personne d'autre ne veut prendre la présidence. Et ce soir, au CA qui aura pour tâche d'élire son nouveau bureau, je ne me représenterai pas, car je ne vais pas "violer" les salariés en tentant de les convaincre d'un projet et d'une méthode qu'ils récusent, au nom de la militance (à bon compte selon moi).
Chacun doit prendre ses responsabilités. Et je ne vois pas pourquoi j'assumerai aussi celles des autres. Après tout, étant donné que ce sont les 21 salariés qui portent le projet au quotidien, accompagnés en cela par un CA, qu'ils se trouvent le ou la présidente qui leur correspondra.
S'ils me le demandent, je n'assumerai la fonction que par défaut, le temps qu'ils s'organisent. Fin de règne donc. »
 
Mercredi 20 juin : édit
Depuis jeudi dernier, je considère que j’ai rempli ma mission. L’association est sortie du RJ, et sa feuille de route est calée sur les 2/3 ans à venir. J’ai proposé des orientations de nature à pérenniser le travail accompli et j’ai étoffé le CA de deux nouveaux administrateurs. J’avais la responsabilité de faire cela. A présent, je peux renvoyer chacun aux siennes. Et aucun de nos partenaires ne me le reprochera. En fin de week-end, j'ai donc sifflé les Arrêts de jeu
 
 
Mon agenda de Présidente : lundi 18 juin
-      07h30 : réunion avec le Directeur et l’équipe projet « habitat en très mauvais état ». En théorie, on doit travailler sur une note complémentaire stratégique dont j’ai demandé la rédaction en réponse au blocage des commanditaires de l’action sur les résultats à un an, très insuffisants selon eux. Elle doit leur être présentée à un comité de pilotage très rapproché. Je lis la note, très incomplète, et je me demande comment la séance de travail va se passer : c’est illisible, sur la forme comme sur le fond ! En difficulté, le chef de projet ne comprend toujours pas que nous sommes là pour partir de la réalité et rechercher des perspectives (l’aider en somme). Donc maquillage de la réalité, dénonciation des méchants (les autres)… Avec le directeur on tente de positiver le travail, et on donne des devoirs…
-      09h30 : je suis dirigeante bénévole, donc à cette heure là je suis à mon bureau…
-     12h00 : conférence téléphonique avec les administrateurs. Je leur annonce ma décision. Ils me soutiennent et je les en remercie…
-     12h30 :déjeuner avec le directeur : retour sur la réunion du matin. On constate les limites de la compétence du chef de projet. En théorie, on sait ce qu’il conviendrait de faire. Mais en pratique… Je coupe court et je lui dis que j’ai décidé de ne pas me représenter aux fonctions de présidente. Je lui déroule le fil de mon analyse depuis l’AG. Il pense que j’ai raison, mais que cela va provoquer un séisme. Ai-je bien mesuré toutes les conséquences ? Certainement pas toutes. Mais je mesure celles qui m’attendent au tournant si je reste...
 
 
Les absents ont-ils toujours tort ?
A 17h30, l’ancien président (qui s’est abstenu sur le vote du rapport d’orientation) n’est toujours pas là. Je l’appelle et il me répond qu’il a OUBLIE que nous avions un CA… et ne pourra pas se libérer. Je lui annonce mon intention de démissionner pour l’inciter à se libérer. Il me répond « C’est chaud qu’est-ce que vous avez tous là ? Mais bon fais comme il te semble, et vas en paix »… Amen !
 
 
Un CA pas très ordinaire
 
Ouverture de séance à 18h15, petit historique de mon engagement dans l’association, et annonce de ma démission, exécutoire à la mi-septembre le temps que la structure s’organise. Reprise de volée par le trésorier, qui indique qu’il me suivra dans les mêmes délais… Electrochoc dans l’assistance…
 
Les représentants des salariés se regardent sans mot dire. Ils étaient convaincus que je m’accrochais à mon siége… Il leur faut donc réévaluer leur grille de lecture en flash express…
 
La plus mature (celle qui m’est devenue la plus sympathique au fil du temps) prend la parole « Je regrette ta décision, et je tiens à te témoigner mon respect, et à saluer le courage dont tu as fait preuve pour porter l’association en période de redressement judiciaire. Les salariés reconnaissent tous le rôle primordial que tu as joué. Il est vrai que ces derniers temps nous avons reproduit en CA des vieux comportements d’avant. Il me semblait que ce n’était pas de nature remettre en cause ni le travail accompli ni ta personne. J’en conclue qu’il nous a sans doute manqué d’autres espaces de parole. Et je pensais que cette adhésion des salariés se construirait à l’aune d’un CA renouvelé ».
 
Prise de parole par le nouvel administrateur. Le propos est juste, donc d’une insoutenable dureté pour ceux qui se dérobent à leurs responsabilités en invoquant plutôt la FAUTE de l’Autre…
En premier lieu, il regrette profondément l’absence de l’ancien président. Car lorsqu’on s’abstient sur un rapport d’orientation, c’est que l’on a une stratégie alternative à proposer, et dans ce cas on vient s’en expliquer (au sens de la porter) au CA suivant.
En second lieu, il indique que plutôt que d’opposition, la présidente propose depuis un certain temps une stratégie pour cette association, et qu’elle ne se sent pas suivie pour les salariés, qui sont, comme elle l’a souligné, les forces vives de l’association.
 
Réactions en chaîne des salariés
Comment mais si on a voté le rapport d’orientation… C’est pas vrai…. Il ne faut pas confondre notre fatigue avec de l’opposition…
 
Ma réaction
Je ne suis pas naïve. Ni dupe. Et je ne confond pas votre fatigue – légitime comme la mienne au demeurant – avec de l’opposition. Cela étant dit, je précise que mon analyse s’est construite au cours des derniers mois, depuis que nous sommes sortis de RJ. Je pense que tant que nous étions en sursis avec une forte probabilité de mourir, je me sentais suivie. Mais depuis plusieurs mois, je constate, d’après les prises de position de chacun, que ce n’est plus le cas. Et pour moi l’AG illustre cela. Je renvoie donc la balle dans votre camp. Vous devez trouver le modèle qui correspond le mieux à vos valeurs, et à votre capacité d’implication professionnelle. Aujourd’hui je ne peux pas conduire un projet CONTRE les salariés. Donc à vous de trancher.
 
Le nouvel administrateur revient sur l’AG. Sur la question des volontaires (et de leur droit de vote ou non), comme sur les autres questions, il était dans l’intérêt des salariés de « coller » à la présidente et de ne pas étaler devant un réseau national (avec lequel les relations sont compliquées) des éléments de débat interne.
 
Réaction d’une salariée, l’œil noir
Si maintenant on en peut plus rien dire… Il faut nous dire quand on a le droit de parler ! Je ne pensais pas que cela ne pouvait pas se dire dans cet espace là…
 
Le nouvel administrateur en rajoute une couche : quand on est salarié dirigeant, puisque membre d’un CA avec un droit de vote, cela implique une énorme responsabilité. Et si on ne sait pas si c’est une bonne idée de prendre la parole, alors on se tait. Peut-être que de bonne foi vous ne pensiez pas mettre votre présidente en difficulté. Mais c’est ce qui s’est passé. En vertu de quoi je comprends sa décision.
 
 
Résultat des courses
Election du bureau provisoire jusqu’à la mi-septembre, en vue d’assurer les décisions de gestion nécessaire à la poursuite de l’activité. Le CA ne prendra donc aucune décision d’orientation pendant cette période.
Un nouveau CA est programmé au 27 juillet, et il aura pour objectif de dessiner l’équipe qui portera le projet demain.
Le bureau provisoire annoncera la préfiguration de cette nouvelle équipe le lundi 2 juillet.
Fin de la journée…
 
 
Aujourd'hui mercredi
Merci à ma maman et merci à Madame Copine pour m'avoir, chacune à leur façon, accompagnée sur ces quelques jours de réflexion.
Aujourd'hui je suis sereine. Je sais que les jours et les semaines à venir vont être compliquées mais je veux être confiante.
Et je vais de ce pas me faire un petit café avant de faire un coucou aux copines et reprendre mes activités professionnelles...
Souhaitez-moi bonne chance pour tout !
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 09:08
Allez, une petite rétrospective...
 
 
Samedi 13 juin : état des lieux
 
Voir pour cela mon article Echec et Pat. Je vous recommande de regarder ce que cela signifie…
 
 
Dimanche 17 juin : passe en retrait ?
 
Parmi les deux nouveaux administrateurs, un est mon ancien professeur. Convaincue qu’il fera un bon président, je tente en premier lieu la passe en retrait…
 
Bonjour,
 
Dans le cadre de ma préparation du CA de demain, j'ai besoin d'échanger avec vous sur un point : l'élection du nouveau bureau. Plusieurs indicateurs, confirmés selon moi au cours de notre Assemblée Générale de mercredi dernier, me permettent de penser que je n'ai pas l'adhésion des salariés. Au delà de maladresses que j'ai pu commettre, je constate une forme d'opposition systématique à mes propositions au sein de l'instance de décision, qui s'est traduite selon moi au cours de l'AG par un plébiscite général de notre ancien président comme par un rapprochement avec notre réseau national, notamment sur la question du vote des volontaires.
 
Dans ces conditions, il me semble préjudiciable pour notre association que je me représente aux fonctions de présidente. De mon point de vue, plusieurs cas de figure peuvent de présenter :
-          aucune candidature ne se fait jour, ce qui me contraindra à accepter d'assurer la fonction "par défaut", "en intérim", le temps qu'une candidature correspondant aux besoins de notre association (et aux attentes des partenaires financiers comme des salariés) émerge,
-          une candidature - la vôtre - se fait jour et je pourrai ainsi, sur d'autres fonctions (trésorière ou secrétaire), vous transmettre tranquillement les relais afin de poursuivre le travail engagé,
-          une candidature - celle de notre ancien président - se fait jour, et nous risquons de perdre la confiance de nos partenaires,
-          une candidature - celle de notre trésorier - se fait jour, mais je ne suis pas certaine qu'il le souhaite, puisqu'il a exprimé son intention de quitter ses fonctions à l'horizon 2008.
 
XYZ m'ayant fait part de son indisponibilité en termes de temps pour des raisons professionnelles, je doute qu'il se présente sur cette fonction pour la période 2007/2008. 
Aujourd'hui, je suis assez convaincue que vous êtes la personne dont notre association a besoin sur des fonctions de président : rien ne m'empêche donc de vous le proposer. Qu'en pensez-vous ?
Amitiés.
 
 
Lundi 18 juin : balle perdue !
 
La réponse me parvient le lendemain, sur mon téléphone portable...
 
Bonjour,
J’ai bien reçu votre mail, mais vous savez bien que ce n’est pas une bonne idée. Je n’ai aucune légitimité. Et il faut accepter que cette association bute sur le tournant qu’elle doit opérer (et elle n’est pas la seule) au regard de ses enjeux, et que vous ne pouvez pas faire le bonheur des gens malgré eux…
Je pense que vous avez pris la bonne décision. Vous devez renvoyer les salariés à leurs responsabilités, car sans leur adhésion vous ne pourrez effectivement pas conduire les orientations que vous avez proposées.
Bon courage !
 
 
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Published by Laure - dans Verbatim
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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 10:17
Allez, une petite explication
 
 
Mon agenda de Présidente
-          09h00 : réunion avec le Directeur. Affaires courantes, relecture du rapport d’orientation, et annonce de son départ. Je suis contente pour lui. Et je le remercie pour l’excellent travail qu’il a fait ici.
-          10h00 : réunion avec le Président et le Directeur de notre réseau. Au jeu du chat et de la souris je suis la souris. Et le chat n’a pas faim mais s’amuse un peu. Cruel le jeu.
-          12h00 : déjeuner avec intronisation d’un futur nouvel administrateur. Se jauger. Se juger ?
-          15h00 : je répète mon discours
-          17h30 : entrée des adhérents. Et des autres…
-          20h00 : apéro de fin d’AG.
-          22h00 : taxi direction mon lit
 
 
Les joueurs
-          trésorier : excusé cause déplacement professionnel
-          ancien président : arrivée remarquée à 19h00, soit avec 1h30 de retard…
-          administrateur démissionnaire : arrivée avec ¾ d’heure de retard
-          nouveau candidat administrateur 1 : présent
-          nouveau candidat administrateur 2 : présent
-          représentants des salariés : présents
-          représentant des volontaires : présent
-          présidente : présente
 
 
Rapport d’orientation
 
Dans le rapport moral, nous affirmions bien avoir identifié l’enjeu à même de nous permettre de répondre à notre objectif de poursuite d’activité : résoudre l'équation nous permettant de faire valoir et mettre en avant nos valeurs tout en respectant un cadre administratif et financier. Aussi, à l’alternative de l’arrêt du projet, nous avons fait le choix de nous atteler à ré-inventer – au sens de créer – nos nouvelles modalités d’action.
 
En préalable, nous avions réaffirmé nos valeurs de solidarité et de citoyenneté et nous nous étions engagés à répondre aux besoins des publics et aux attentes des partenaires en nous appuyant sur les métiers et les savoir-faire de la structure, tout en nous efforçant d’améliorer notre lisibilité générale.
 
Dans cette perspective, nous avons assuré la mise en œuvre de la première partie de notre plan d’action au cours de l’année 2006 :
-          finalisation des accords avec les partenaires,
-          adaptation des effectifs, organigramme,
-          montage du projet immobilier
-          règles de gestion, gestion des ressources humaines,
-          construction du plan de développement
-          élaboration du plan de continuation.
 
Nous en avions confié le pilotage de la mise en œuvre opérationnelle à une équipe de direction confirmée et organisée, avec un bureau renouvelé ayant délégation du CA pour mener à bien ce plan de travail.
 
Le Mardi 23 janvier 2007, le plan de continuation présenté a convaincu le Tribunal de Grande Instance du Sud de prononcer, après validation par notre administrateur judiciaire, notre sortie de la mesure de redressement judiciaire dont nous bénéficiions depuis le 24 janvier 2006. Nous pouvons ici unanimement saluer la qualité du travail et de l’engagement dont a fait preuve l’équipe de salariés conduite par notre directeur, permettant ainsi à notre association de franchir cette étape vitale.
 
 
Nous avions cependant sous-estimé deux écueils, que nous pourrions à présent nommer plus positivement « phases » : l’aspect économique ne pouvait constituer que la partie émergée de l’iceberg. A la crise économique se greffa donc bientôt une crise d’identité, et concomitamment une crise politique au sein de notre instance dirigeante bénévole. D’aucuns pourraient être tentés d’y lire une polémique. A ceux-là nous répondrons que si nous prenons le temps de déplacer – et de dépasser – le cadre d’analyse de notre situation singulière pour le replacer – et le porter – au sein de l’espace des structures de l’économie sociale et solidaire auquel nous appartenons, nous constaterons que nous ne sommes pas les seuls…
 
Par conséquent, faisons preuve de courage, et adoptons la prudence comme principe d’action. Ne cherchons pas dans l’absolu la règle de la vertu, et conduisons notre plan d’action à son terme, en nous donnant cette année 2007 pour :
-          emménager dans nos nouveaux locaux,
-          prendre le temps de renforcer notre Conseil d’Administration,
-          définir nos règles de pilotage pour les années à venir,
-          clarifier notre système de délégation à une direction,
-          réaffirmer notre appartenance à un réseau national et redéfinir nos modalités de travail, tant du point de vue des salariés que des administrateurs,
-          travailler sereinement sur la rénovation de nos statuts,
-          formaliser, avec les adhérents et les salariés, notre projet associatif renouvelé.
 
Après une année charnière pour notre association, nous avons en effet la responsabilité de consolider le travail effectué, en restant concentrés sur notre projet. Lorsque notre situation sera stabilisée, nous pourrons enfin capitaliser notre expérience et la partager.
 
 
Nous proposons donc que l’Assemblée Générale élise son nouveau Conseil d’Administration pour réaliser ce programme de travail, en nous souhaitant à toutes et à tous, pour reprendre les termes de Jaurès, d’avoir l’audace d’« aller à l’idéal et de comprendre le réel ».
 
 
Petit débat démocratique
-          Le représentant des volontaires : ah ben moi je suis pas d’accord pour que les volontaires ne votent plus dans le CA le volontariat dans l’association c’est important tralala
-          la présidente : je suis d’accord avec vous mais nous en avons discuté – et nous l’avons même voté en CA – nous ne sommes pas certains que ce soit une bonne idée d’obliger des volontaires à prendre des décisions engageant l’association sur le long terme
-          le président du réseau : il est vrai que dans notre réseau le volontariat est la valeur forte, et qu’au niveau national cela se traduit pas un droit de vote tralala la démocratie la place de chacun et tout ça…
-          la présidente : certes mais au-delà de la carte postale encore faut-il accompagner cela. Le faisons-nous réellement ? Je ne le crois pas.
-          le président du réseau : il est vrai que j’ai remarqué qu’au niveau national les volontaires s’abstenaient systématiquement au moment du vote…
-          la présidente : moi aussi…
-          les représentants des salariés : nous n’avons JAMAIS voté le retrait du droit de vote aux volontaires. JAMAIS
-          l’ancien président : ah oui je crois que nous n’avons pas voté cela…
-          un nouveau candidat administrateur : pourtant il me semble bien que si…
-          la présidente : je crois – si je ne m’abuse – qu’au sein de notre réseau nous sommes la seule association a avoir des représentants des salariés, qui plus est avec un droit de vote. Cela nous semble important car ils portent fortement le projet…
-          tous : ça n’a rien à voir !
-          Miss Tique  : j’ai dû me tromper… Pince-moi je rêve…
 
 
Vote du rapport d’orientation
Qui vote contre ? Personne
Qui s’abstient ? L’ancien président (« Tiens je vais m’abstenir allez tiens. Je n’ai pas tout suivi j’étais en retard… »
Qui vote pour ? Tous les autres
 
 
Election du nouveau Conseil d’Administration
La présidente : je vous demande de bien vouloir élire la nouvelle équipe qui va porter le projet
L’ancien président souhaite prendre la parole : « chers adhérents, c’est sous mon règne que le redressement judiciaire a eu lieu, et si je souhaite rester administrateur de cette merveilleuse association, j’ai besoin que vous me confirmiez que vous voulez bien de moi, blablabla »
La présidente : je vous propose donc d’inscrire sur votre bulletin les noms de ceux que vous souhaitez élire
Résultat des courses : le trésorier récolte, malgré son travail, le moins de voix. Et l’ancien président a une voix de plus que la présidente…
 
 
Analyse politique…
 
PROMOTION DE CEUX QUI N'ONT PAS TREMPE DANS LE PROJET...
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 17:57
Les cartes sont distribuées…
 
 
La phrase du jour
« Le libre-arbitre est la liberté en acte, il est fondé sur la disponibilité à soi qui permet à l'homme de faire des choix » dans « quelque part sur le web »
 
 
Points de repère
-         jeudi 16 mai donc : je blogue pour exorciser, poser ma pensée, et puis je vais m’adresser au directeur… par voie postale
-         vendredi 17 mai à 8h00 : devant une photo réjouissante de Madame Copine, qui m’accompagne à distance dans ma solitude, je me mets au boulot. J’écris donc à mon directeur, et peaufine une modification de son contrat de travail. Je l’envoie au trésorier, impossible à contacter depuis deux jours, et à mon consultant préféré. Je la lis à mes deux autres administrateurs, qui m’assurent de leur soutien… Bref, je respire… et je poste…
 
 
Cosmique de situation
 
Voilà le fruit de mes élucubrations…
 
Monsieur le Directeur,
 
En réponse à votre courrier du 7 mai 2007, et après avoir consulté le Conseil d’Administration, j’ai le plaisir de vous faire part de ma décision sur les points sur lesquels vous m’avez interpellée.
 
En tout premier lieu, j’ai validé ce lundi 13 mai le paiement de vos astreintes depuis le 1er janvier 2007, sur la base du document que vous m’avez remis. Si je suis satisfaite d’avoir régularisé cette situation, je mesure l’effort que vous avez jusqu’à présent consenti en les assumant pleinement, en sus de votre charge de travail déjà importante depuis votre prise de fonction le 16 mai 2005. J’ai également noté votre intention d’abandonner la contrepartie financière qui vous était due pour les années 2005 et 2006. Sachant ce qui a présidé à votre décision, je tiens à vous en remercier, au nom du Conseil d’Administration.
 
Vous m’avez par ailleurs rappelé qu’en novembre 2006, j’avais été à l’initiative d’une proposition d’augmentation de votre salaire, ainsi que d’une gratification pour le travail accompli autant en amont que durant toute la période du redressement judiciaire. Cette initiative ayant effectivement été contestée à l’époque par notre trésorier démissionnaire, il me revenait la charge de la soumettre au nouveau Bureau. J’ai donc affiné ma proposition initiale en mars 2007.
 
Etant donné les délais dans lesquels j’ai traité cette question, vous avez pu douter que cette décision constituait une réelle priorité pour moi. Si tel est le cas, je le regrette vivement. Aujourd’hui, je tiens donc à vous faire part de ma décision, qui comporte deux aspects :
- afin de formaliser la satisfaction du Conseil d’Administration pour le travail accompli, j’ai décidé de vous octroyer une prime de 3 000 euros bruts
- afin de nous mettre en conformité avec les responsabilités effectives que vous avez jusqu’à présent exercées, j’ai décidé de vous proposer une modification de votre contrat de travail initial, avec un passage au groupe 9 de notre convention collective, sur la base de 520 points, assortie de la reprise intégrale de votre ancienneté (soit 78 points), et ce à effet immédiat et rétroactif au 1er janvier 2007.
 
A présent, et nous avons échangé sur ce point ce mercredi 16 mai, nous avons la charge de consolider le travail accompli. Je souhaite que cela soit avec votre concours. C’est la raison pour laquelle, dans le but d’asseoir le rôle qui sera le votre demain, je souhaite modifier l’intitulé de votre poste et redéfinir votre cahier des charges, en conséquence de quoi je vous propose le titre et les fonctions de Délégué Général de notre association. Afin de valider dans les meilleurs délais cette proposition, je vous fais parvenir en pièce jointe une première mouture du schéma général de cette modification, qui reste à affiner avant notre prochain Conseil d’Administration du 4 juin 2007.
 
Enfin, si nous avons beaucoup échangé, lors des nombreuses réunions de travail que nous avons eu ensemble – dans un contexte difficile de redressement judiciaire – depuis que j’ai accepté de présider notre association, j’éprouve aujourd’hui le besoin de vous témoigner toute ma confiance, et de saluer le sérieux et l’intégrité avec lesquels vous avez assumé vos fonctions. L’étendue de vos compétences professionnelles et relationnelles a constitué un précieux atout pour la survie de notre association.
 
En espérant que ma décision relative à votre rémunération vous agrée, et dans l’attente de votre réponse concernant les bases de notre collaboration à venir, je vous prie de recevoir, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
 
Voilà. Je suis un peu inquiète sur l’issue, mais plus sereine. La balle est dans son camp !
 
 
Mon analyse de la crise
J’ai manqué d’autorité en ne procédant pas à cette augmentation au moment où j’aurais du le faire, en ne témoignant pas formellement de la reconnaissance du travail accompli, et en ne proposant pas des perspectives pour l’avenir.
J’ai pris une claque. C’est un mode d’apprentissage comme un autre…
 
 
Bergson, la conscience et l’automatisme
" Qu'arrive-t-il quand une de nos actions cesse d'être spontanée pour devenir automatique? la conscience s'en retire. Dans l'apprentissage d'un exercice, par exemple, nous commençons par être conscients de chacun des mouvements que nous exécutons, parce qu'il vient de nous, parce qu'il résulte d'une décision et implique un choix; puis a mesure que ces mouvements s'enchaîne davantage entre eux et se déterminent plus mécaniquement les uns les autres, nous dispensant ainsi de nous décider et de choisir, la conscience que nous en avons diminue et disparaît. Quels sont, d'autre part, les moments ou notre conscience atteint le plus de vivacité? Ne sont-ce pas les moments de crise intérieure ou nous hésitons entre deux ou plusieurs partis à prendre, ou nous sentons que notre avenir sera ce que nous l'auront fait? les variations d'intensité de notre conscience semblent donc bien correspondre à la somme plus ou moins considérable de choix, ou si vous voulez, de création, que nous distribuons sur notre conduite. Tout porte à croire qu'il en est ainsi de la conscience en général. Si conscience signifie mémoire et anticipation, c'est que conscience est synonyme de choix. "
L'Energie spirituelle
 
 
A vérifier
« Les carottes sont cuites »
 
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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 13:49

 

"On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite" proverbe japonais


Points de repère
- samedi 12 mai : le directeur s’adresse à sa présidente… par voie postale
- lundi 13 mai : déjeuner avec le directeur. Je me rends compte que la faille est là. Le directeur n’a plus confiance ; il est en partance
- mardi 14 mai : je fais un bilan flash éclair, et j’appelle le consultant qui nous a accompagnés pendant l’année du redressement judiciaire. J’élimine l’option du changement, que je n’ai pas réussi à mettre en œuvre ; reste le schéma de la rupture ou celui la continuité
- nuit de mardi à mercredi : réveillée à 3h00 du matin impossible de me rendormir je pense, je pense, je pense…
- mercredi 15 mai : je fais un point téléphonique avec un nouvel administrateur et lui expose les deux options possibles. Puis je visite des locaux (je rappelle que nous sommes SDF depuis le 19 avril) et fais un point avec le directeur pour lui faire lui communiquer ma décision et lui faire une proposition claire sur les bases d'une poursuite de notre collaboration afin qu’il puisse se positionner
- jeudi 16 mai : je blogue pour exorciser, poser ma pensée, et puis je vais m’adresser au directeur… par voie postale


Cosmique de situation

Je n’ai pas réalisé que nous étions dans une impasse jusqu’à ce que je prenne toute la mesure ce courrier…

Madame la Présidente,

En novembre 2006, vous avez pris l’initiative de proposer au bureau une augmentation concernant mon salaire à venir et une revalorisation pour le travail accompli dans les mois écoulés, cela, sous des formes à définir.
Concernant les modalités de cette augmentation, contestée à l’époque par notre trésorier démissionnaire, vous avez pris à nouveau attache avec le bureau et des administrateurs, ainsi qu’avec notre partenaire E.
Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de nous entretenir des ces questions et à cette occasion j’attirais votre attention sur un point à régler rapidement : la compensation des astreintes liées à la sécurité de nos locaux.
Sans précision sur la suite que vous envisagez de donner au premier point, je souhaite revenir avec vous sur cette dernière question : le paiement de mes astreintes depuis le 1 janvier 2007. (Il ne m’apparaît, en effet, pas opportun de considérer les astreintes effectuées en 2005 et 2006).
[…]
Persuadé que vous serez attentive à cette régularisation, dès réception de votre réponse, je la transmettrais à notre service de paie.

Je vous prie de croire, Madame la Présidente, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Voilà. A moi les joies de la solitude. Pleine et entière. C’est le revers de la responsabilité. Je me dois d’assumer. C’est mon rôle et je le tiendrai.


Mon analyse de la crise

L’avenir de l’association est incertain. Ma première option (le pari du changement) ayant échoué, il en reste deux :

1. La rupture
- le principe : un conseil d’administration resserré, directif, qui privilégie le local, fait une pause avec le niveau national, et protège son directeur pour qu’il accomplisse le travail de stabilisation économique, de promotion du projet associatif et de professionnalisation des salariés
- les valeurs défendues : la responsabilité de la sauvegarde de la structure dans un contexte difficile (apurement de la dette sur 9 ans) et donc des emplois
- les acteurs : le directeur actuel, de nouveaux administrateurs, l’appui du trésorier actuel et moi… sur les premiers mois
- les moyens : une nouvelle feuille de route au directeur (proposition de changement de groupe, une délégation politique, une augmentation à effet immédiat et rétroactif au 1er janvier 2007 et une perspective pour 2008 sur résultats)
- un écueil : sans adhésion des salariés, la résistance au changement l’emportera et peut provoquer un clash fatal
- ce que j’en pense : si le directeur accepte, c’est jouable. Ce sera difficile psychologiquement pour moi car je finirai de cristalliser les tensions. Mon objectif sera donc de construire assez rapidement les relais pour une nouvelle présidence

2. La continuité
- le principe : une centralisation de l’ensemble des décisions au conseil d’administration, une délégation de la mise en œuvre à une direction avec des procédures de contrôle approximatives
- les valeurs défendues : la confiance, l’histoire
- les acteurs : une nouvelle équipe dirigeante, recrutée par le national, dont l’idéologie est fondée sur le mythe du « tous ensemble, on y arrivera car on est tous trop beaux » avec un fonde de « les pouvoirs publics sont des méchants ».
- les moyens : du bord…
- un écueil : c’est le schéma qui a conduit au redressement judiciaire
- ce que j’en pense : perspective de durée de vie de 2/3 ans, mais pas viable sur du long terme par défaut d’appropriation des enjeux du monde associatif, et inadaptation du modèle à une structure de plus de 20 salariés

Vous l’aurez compris, c’est l’heure de vérité. Je ne suis pas optimiste car le directeur acceptera le poste sur lequel il est candidat s’il est retenu. Et étant donné l’étendue de ses compétences, je n’ai guère de doute là dessus.

Mais vous devez vous demander pourquoi je retiens l’option de la continuité étant donné que je n’y crois pas. La raison est simple : c’est une question de cohérence. Nous avons travaillé d’arrache pied pendant 2 ans pour redresser la structure, qui était vouée à une mort certaine (une dette de 500 000 euros, c’est parlant non ?). Par contre, je ne vois pas au nom de quelle idéologie, en partant, nous liquiderions nous-même la structure. L’enjeu était de réunir les conditions pour qu’elle nous survive. Et sur ce point, je ne veux pas faire de procès d’intention. Je donnerai donc une chance à mes détracteurs de faire la preuve que leur modèle de pilotage est viable. Après, pour le moins, ça leur appartiendra de faire quelque chose de cette aventure. Ou pas.


A vérifier
"L’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli" proverbe africain

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 04:28

Mon horoscope du 11 mai 2007

Proverbe du jour "C'est sur le chemin où tu n'as pas peur que le fauve se jettera sur toi"

Clin d'oeil "Ne vous laissez pas aller à douter de vos capacités et de vos atouts..."

 

Cosmique de situation

Coup de fil du nouveau trésorier ex-secrétaire en direct à mon bureau

Monsieur Le Trésorier : tu vas bien ?

Madame La Présidente : oui et toi ?

Monsieur Le Trésorier : bien. Dis-moi j'ai appris le départ du directeur tu-en-pen-ses-quoi ?

Madame La Présidente : il n'est pas encore parti le processus est en cours. Mais il a effectivement de grandes chances d'être recruté. Ce qui nous laisse quand même jusqu'en septembre pour nous organiser. Je pense qu'il faudra faire appel à un cabinet de recrutement

Monsieur Le Trésorier : c'est une catastrophe s'il s'en va. Sans locaux, si en plus on perd le directeur... On ne retrouvera pas le mouton à 5 pattes. PAUSE...  Et il est payé combien actuellement ?

Madame La Présidente (intérieurement): Décidemment, comme il est vrai que "le léopard ne se déplace pas sans ses tâches" (proverbe nigritien)

Madame La Présidente : environ 2 500 euros bruts. Soit 2 100 euros nets.

Monsieur Le Trésorier : Il n'a toujours pas été augmenté ? Je croyais que c'était fait. C'est pas étonnant qu'il veuille se barrer. Avec tout le travail qu'il a fait depuis 2 ans. L'argent, ça aide dans la vie...

Madame La Présidente : je suis d'accord avec toi. Mais souviens-toi. Quand j'avais proposé au Bureau son augmentation en novembre dernier, c'est une des raisons de la démission du premier trésorier, m'accusant de cachotteries et de mauvaise gestion. Nous ne l'avons donc pas intégré dans le prévisionnel 2007. Et à ma seconde proposition en mars le second trésorier avait attiré mon attention sur une convention que nous avions signé avec un prêteur de deniers nous engageant à ne pas augmenter les salaires. J'avais pris contact avec eux. Je leur avais déroulé mon argumentaire. Il ne s'y opposaient effectivement pas, mais m'avaient recommandé de la vigilance sur des écarts entre le prévisionnel et le réalisé. J'en ai discuté avec le directeur...

Monsieur Le Trésorier : c'est pas au directeur de se prononcer sur la faisabilité de son augmentation sinon on fait une SCOP. Là il s'agit d'une décision politique, d'un choix politique. C'est le rôle du président. De plus J'AVAIS demandé que ce soit rétroactif au 1er janvier. Je commence à en avoir assez de cette histoire. Je te jette pas la pierre parce que je ne suis pas très présent. Mais je pense que les condiitons de l'échec sont réunies.

Madame La Présidente (intérieurement) : Il faut que j'accepte que "un grain de maïs a toujours tort devant une poule" (proverbe Béninois)

Madame La Présidente : j'entends ton insatisfaction. Quelle analyse en fais-tu ?

Monsieur Le Trésorier : je n'ai pas d'analyse. Je viens d'apprendre quelque chose alors que je pensais que tout allait bien et je te fais un retour

Madame La Présidente : je ne pense pas que ce soit la cause de son départ. Mais je te propose de vérifier auprès de lui

Monsieur Le Trésorier : Ok. Salut

 

A vérifier

"Le sorcier tue, mais n'hérite jamais" (proverbe nigritien)

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 02:40
Demain. J’ai encore posé un jour de congé. Pour répondre à mes nombreux engagements. Pas de blabla, la preuve est là…
 
 
Mon agenda de présidente
  • - 9h00 : rendez-vous avec l’acquéreur de nos locaux. Il faut que je précise que nous vendons notre « immeuble social » pour apurer une partie de notre dette (plan d’apurement sur 9 ans). Premier point. Mais que suite à une vandalisation de 5 véhicules mi-avril (dont 2 sont partis à la casse), le Bureau que j’ai réussi à réunir en urgence a décidé de quitter le quartier. Et comme l’acquéreur s’est engagé à nous héberger gratuitement pendant 2 ans, forcément, il faut trouver des pistes de solutions intermédiaires. Car nous n’avons pas budgété la location d’un local pendant 2 ans. Cet hébergement gracieux était La dernière condition pour que nous sortions de redressement judiciaire. C’est pas moi qui le dit. C’est l’administrateur judiciaire, en cœur avec le TGI.
  • - 10h00 : briefing avec le directeur. On se cause. Parce que ça aide pour travailler ensemble. On prépare la réunion d’après. Histoire de se caler.
  • - 11h15 : rendez-vous avec un député. A nouveau. Lui dire où nous en sommes, et lui demander son aide pour organiser un tour de table restreint avec des partenaires pour construire ensemble une solution d’hébergement durable.
  • - 12h00 : déjeuner avec le directeur pour introduire le compte-rendu de la matinée dans l’ordre du jour du CA
  • - 14h00 : je rentre chez moi pour écrire mon introduction et dérouler le fil de l’ordre du jour réaménagé en fonction de la matinée
  • dans l’après-midi : entretien téléphonique avec un administrateur potentiel. Lui donner les éléments d’information nécessaires pour sa participation au CA
  • - 17h30 : CA élargi à deux potentiels administrateurs. Si on ne leur a pas définitivement fait peur !
  • - 20h00 : selon le déroulement du CA, dîner en ville. Selon, je rentre chez moi.
 
 
Mon analyse de la situation
Pas fameux. Casse pipe. Au bord de la crise de nerfs. A vous de juger !
Matinée destinée à rechercher des pistes pour trouver de nouveaux locaux gratuits, ou à faire sécuriser les actuels. Dans le contexte électoral actuel, et vu les efforts déjà déployés pour nous permettre de passer le cap du redressement judiciaire, cette bataille sera sportive… A un haut niveau.
A midi, je saurai si notre trésorier démissionnaire accepte de faire un « service minimum » pour ne pas bloquer le fonctionnement de l’association et nous laisser le temps de nous organiser jusqu’à la prochaine AG. Selon, il faudra procéder au vote d’un trésorier, et ce ne sera pas chose aisée quand on sait que le Secrétaire ne le souhaite pas, que l’ancien président, après nous avoir fait une démonstration de son inutilité (de sa bouche), souhaite se représenter pour vérifier s’il est – ou non – plébiscité, et que le dernier administrateur souhaite se désengager ! Au fait il faudra que je vous dise, tous les autres ont déjà démissionné. Je suis trop « ultralibérale » et "dictateur éclairé". Vous n’avez qu’à lire mes rapports moraux et rapports d’orientation (votés en AG à une large majorité), vous pourrez vous faire une petite idée en attendant que je vous raconte cette longue histoire.
A l’heure du CA, je peux être amenée à entériner une situation de crise grave (échec de la matinée, pas de candidat trésorier, soulèvement des salariés, tirs groupés d’administrateurs qui retireront leurs billes), ou bien avoir quelques perspectives. Sueurs froides en perspective, justement.
 
 
Ma conclusion
J’ai du boulot ! Bon je vais commencer à préparer mes discours, pour m’alléger un peu demain. Je vous tiens au courant.
 
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 02:33

Scènes coupées : 12 335 à 13 006

Il s’en passe des choses chez nous ! Là je prends des raccourcis mais je tenterai de faire un retour en arrière un de ces jours.

Je le note pour ne pas oublier.

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 00:27

 

 

 "Le rapport d’orientation de 2006"

 

 

Le cap du capitaine. Je vous le livre in extenso.

  

 

« Dans le rapport moral, nous évoquions – dans un propos introductif – un contexte de profonde mutation des politiques publiques générateur d’incertitude pour l’ensemble du secteur associatif. Nous avons également fait état de notre situation de redressement judiciaire, et des mesures que nous avions prises pour sortir de cette situation.

 

 

Dans notre conclusion, nous prenions acte de notre obligation de résoudre l’équation nous permettant de faire valoir et mettre en avant nos valeurs tout en respectant un cadre administratif et financier pour pouvoir assurer notre action. Nous avons également listé quelques pistes concrètes relevant de notre responsabilité d’administrateurs pour réaliser cet objectif. Nous avons enfin invité l’ensemble de nos bénévoles, de nos volontaires, de nos adhérents, de nos salariés, et de nos partenaires à en dessiner le chemin ensemble.

 

 

Ce rapport d’orientation reprendra donc de manière synthétique les bases de notre travail pour présenter conjointement un plan de continuation de l’association en décembre 2006 (pour la dimension relevant de notre activité au sens strict), ainsi qu’un projet associatif renouvelé et formalisé qui nous servira de fil conducteur dans les années à venir.

 

 

 

 

 

Dans ses grandes lignes, nous nous référons au plan de restructuration que nous avons présenté le 30 mai 2006 au cours d’un tour de table animé par France Active dans la mesure où il a été validé en amont par notre administrateur judiciaire, adopté par nos principaux partenaires institutionnels, et conforté mardi 27 juin 2006 par le Tribunal de Grande Instance.

 

 

 

 

 

Les objectifs que nous poursuivons sont de créer les conditions de la poursuite de notre activité dans le respect de nos valeurs et plus particulièrement de :

 

 

-          répondre aux besoins des publics et aux attentes des partenaires

 

 

-          nous appuyer sur les métiers et les savoir-faire de la structure

 

 

-          nous efforcer d’améliorer notre lisibilité générale.

 

 

 

 

 

Aussi, en optimisant notre triple compétence – technique, sociale et éducative – nous nous situons comme une structure de référence sur le champ de l’habitat en proposant un process intégré d’insertion (insertion par l’habitat et insertion professionnelle). Nous avons également exploré des pistes de perspectives à moyen terme consistant à élargir notre offre de services par l’innovation et la diversification sur les deux clés d’entrée que sont l’habitat et l’insertion.

 

 

 

 

 

Pour ce faire nous devons poursuivre la mise en œuvre de notre plan d’action :

 

 

-          finalisation des accords avec les partenaires,

 

 

-          adaptation des effectifs, organigramme,

 

 

-          montage du projet immobilier

 

 

-          formalisation du projet associatif,

 

 

-          définition des règes de pilotage,

 

 

-          règles de gestion, gestion des ressources humaines,

 

 

-          construction du plan de développement

 

 

-          élaboration du plan de continuation.

 

 

 

 

 

Enfin, le pilotage de la mise en œuvre opérationnelle de ce plan d’action a été confié à :

 

 

-          une équipe de direction confirmée et organisée

 

 

-          un bureau renouvelé ayant délégation du CA pour mener à bien ce plan de travail.

 

 

 

 

 

Etant donné notre actualité, et afin de ne pas se tromper d’enjeu, parvenir à mener en parallèle un travail de fond sur notre projet associatif constitue la condition sine qua non de la pérennisation de notre association, dans la mesure où c’est ce projet (et les orientations qui en découleront) qui sera soumis au vote d’une Assemblée Générale Extraordinaire qui sera provoquée à la sortie de notre redressement judiciaire.

 

 

 

 

 

En préalable, nous devrons réaffirmer notre approche qui consiste à aider les gens à se remettre en mouvement, avec le choix de « faire avec » plutôt que de « faire pour ». Pour cela, nous proposons de construire une évaluation sociétale de notre action, en nous aidant d’une méthodologie employée par une structure oeuvrant dans un champ connexe de l’auto production en l’adaptant. Nous devrons également nous fédérer – en interne comme en externe – en faisant de la participation, au sein de divers espaces à inventer, un moment de construction collective d’un projet associatif de société. Enfin, il nous appartiendra d’affirmer notre projet et de le partager avec nos partenaires.

 

 

 

 

 

Nous proposons donc que l’Assemblée Générale confirme son mandat au Conseil d’Administration et à son bureau pour réaliser ce programme de travail dans les six mois que nous laissent notre seconde période d’observation, et que les débats soient renvoyés lors d’une AGE de fin d’année. »

 

 

 

 

 

Verdict du directeur. J’ai un capitaine c’est ce dont j’ai besoin. Comme mon job c’est de ne pas perdre en route le directeur, je me dis tout va bien se passer. C’était sans compter sur les luttes intestinales de la « famille », les coups du sort, les revers mérités…

 

 

 

 

 

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Expresso...

Le coup de la panne, par Mehdi Ahoudig

Le métro de Tokyo fonctionne très bien. Tellement bien que quand il y a une panne, c'est l'affolement général. Ballet de bruits et de voix pour mécanique un instant suspendue : tranche de son.