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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 16:54

En toute simplicité...


Spéciale dédicace
A tous les protagonistes de cette épopée. Ils se reconnaîtront.


Prologue
Au départ il y a eu un poste à pourvoir quelque part. Au départ je n'étais pas du tout intéressée. Du tout. Au départ il y a eu une femme qui m'a poussée, poussée, pendant je freinais, freinais... Bon. Ensuite, de guerre lasse, j'ai quand même refait mon CV. Et puis, tant qu'on y était, je l'ai envoyé. Le lendemain, on m'a invitée à un entretien dans un cabinet de recrutement spécialisé. Comme je suis une femme polie, j'y suis allée. J'ai bien fait parce que finalement, c'était assez sympa. Et puis le pourvoyeur de poste a exprimé le souhait de discutailler avec moi. J'ai dit que j'étais OK. Mais la veille, je voulais plus y aller. D'ailleurs, je répétais sans discontinuer à mon Homme "j'veux pas y aller, j'veux pas y aller, bouhouhouhou". Lequel a soupiré et m'a conseillé d'appeler ma maman. Au téléphone, j'ai beaucoup pleuré. En définitive, j'ai exorcisé le malheur qui était en moi. Et ça a été productif parce que, au bout de quelques heures, j'ai réussi à sécher mes larmes (merci ma petite maman chérie). Le lendemain, je suis quand même allée à ce satané rendez-vous, et je n'ai pas hésité à me montrer sous mon plus mauvais jour. Même que j'ai même pas envie d'en parler.


Le milieu de l'histoire
Après, j'ai attendu. Et comme je ne suis jamais à court de contradiction, je me suis dit que peut-être que ce serait plutôt une rudement bonne idée, de me tailler du GIP Savons et politique.
Que peut-être ce serait de nature à rétablir l'équilibre de mon psychisme, voire - soyons fous - à enrichir ma carrière, d'aller travailler avec des vrais professionnels.
Et puis je me suis dit qu'en plus tant je saurais quoi en faire, des euros en sus proposés par le pourvoyeur de poste. Ouais. Coquillages et crustacées... Tralalalalalala....
Alors, à la fin, forcément, j'étais motivée. Par conséquent j'ai commencé à sérieusement m'y projeter. Dans cet ailleurs. Et à trouver le temps de réflexion long. Très long. Trop long.
Donc dix jours plus tard, j'ai décroché mon téléphone et j'ai dit "bonjour, je viens aux nouvelles". Et on m'a répondu "bonjour, j'allais vous appeler". Alors j'ai répondu "chouette, ça me fait plaisir". Et on m'a répondu, "si de votre côté vous êtes toujours d'accord pour toper là, moi aussi je tope là". Alors j'ai dit "OK, je tope là". Et pour faire les choses bien comme il faut, on a même signé un contrat, un vrai.



Epilogue

Monsieur Rouletaboss

Directeur

 

Savons et politique
Le Sud

 

 

Le Sud, le 23 mars 2008

 

 

 

 

Monsieur le directeur,

 

 

Comme je vous en ai informé oralement le vendredi 21 mars 2008, je vous présente ma démission des fonctions de chargée de mission que j’occupe au sein du GIP Savons et politique depuis le 3 octobre 2003.

 

Je vous propose que nous convenions d’un entretien afin de régler l’ensemble des questions administratives (dont le solde de mes congés et RTT), et de définir plus précisément les modalités de fin de mission.

 

Je vous adresse mes meilleures salutations.

 

 

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Published by Laure - dans Passage Public
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 15:12

Toute ressemblance blablabla...


Etude de cas
 
Pour vos patrons, vous avez comme qui dirait légèrement dépassé les bornes des limites. Politiquement correctement parlant. Mais la branche sur laquelle vous avez miraculeusement pu vous hisser étant en or, vous vous y accrochez comme une moule à son rocher. Faudrait voir à pas manquer. De blé.
 
Par ailleurs, au fil du temps, vous vous êtes comme qui dirait un peu grillé. Vis-à-vis de vos salariés. Vous allez donc jouer votre énième carte. Et subtilement essayer de vous débarrasser des éléments récalcitrants. Et concomitamment de promouvoir celui que vous aviez si longtemps négligé. En vous servant de ce marchepied inespéré. Pour remonter vous vautrer... sur votre branche dorée…
 
En premier lieu, vous vantez – que dis-je, chantez – les mérites de ce malheureux servant. Vous ne vous lassez pas de raconter que des mails à 2h00 du matin recevez. Mais ne pipez mot de celui qui, arrêté pour bronchite, a néanmoins trouvé plus professionnel de travailler au lieu de rester alité... Après avoir épuisé des stratégies consistant à inciter ceux qui vous cassent les pieds à évoluer hors les murs, vous optez finalement pour le développement d’une technique absolument innovante de mise au placard. Renard que vous êtes.
 
A titre d’exemple, vous développez de nouveaux projets. Avec votre nouveau protégé et des consultants extérieurs (et aspirants entrants), auxquels vous confiez des missions sans plus vous préoccuper des règles d’attribution des marchés (publics faut-il le rappeler). Muni de votre baguette magique, vous rebaptisez subtilement les consultants en « chargés de mission ». Et ouais. Vous êtes comme ça. Sans chichis. Un illusionniste de premier plan.
 
Lorsque – lors de la réunion d’équipe trimestrielle – vous êtes interpellé en termes de cohérence avec les fonctions des salariés, et de chevauchement des projets sur lesquels ils sont en théorie pilotes, en touche vous bottez. Vous répondez, l’air visiblement très affligé, que vous n’avez fait que construire une architecture (à laquelle tous devront se plier).
 
Bien entendu, vous poursuivez en continu – un exploit que vous renouvelez à l’envi – le blocage de toutes informations de nature à permettre à vos ouailles de conduire leur mission (non évolutive depuis des années). Et bien entendu vous continuez à leur demander de travailler sans un sous dépenser. Ce que vous saurez – lorsque le moment sera venu – à votre crédit exploiter.
 
 
 
Conclusion
En ce moment, vous êtes assigné à proposer augmentations, plan de formation, et évolutions, avec économies d'échelle en parallèle. Quelles sont vos options ?
 
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 08:10

Vous avez remarqué que je suis un peu absente depuis 15 jours...
Je suis en effet un peu débordée, et crains le surmenage et son cortège de pensées en ébullition, dont une singulière envie de donner ma démission... Mais comme le suggère Corine dans Tout pour Elles, ce n'est pas forcément la meilleure solution ! 
Du coup, j'ai décidé de me pencher sur deux articles de Christophe, auteur prolixe du blog SOS... SES, sur l'histoire du travail et du salariat, partie I et partie II... 


Modern times he's crazy

On reprend la conversation après ?
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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 12:09
On apprend en s’amusant…
 
 
Un idée originale
Je pars deux jours en déplacement avec mon boss, deux collègues et un stagiaire, et comme je manque de temps pour rédiger le second épisode de La Movida de La Fosca, j’ai imaginé un petit jeu…
 
 
Rétrospective
 
 
Le Sud, le 18 mai 2006
 
Document interne 
A l’attention de Monsieur le Directeur
 
 
 
Dans la perspective du renouvellement du GIP Savons et Politique, et de la discussion de son budget 2007-2013, les salariés souhaitent engager, au delà d’une réflexion collective relative à l’évolution des missions de chacun depuis la création de la structure, une négociation collective qui portera sur une recherche de cohérence entre fonctions, statuts, et rémunération de chaque poste.
 
Nous avons retracé cette évolution dans un tableau (document joint). Mais de manière schématique, il apparaît que chaque salarié a :
-         eu en charge la création de son propre poste (déclinaison de la mission en fonctions, création d’outils, définition d’une stratégie de développement)
-         apporté ses compétences « commerciales » au développement du GIP : recherche d’économies, recherche de nouveaux financements…
-         apporté ses compétences transversales au fonctionnement quotidien du GIP : autonomie sur les missions notamment
-         apporté ses compétences techniques de gestion et de diffusion de l’information, comme de la mobilisation des différents réseaux d’utilisateurs de la structure.
 
Aujourd’hui, après 4 ans d’existence, nous souhaitons insister sur la reconnaissance d’une augmentation globale de notre charge de travail : augmentation en volume (par la multiplication des actions), augmentations en termes de diversité (champs thématiques notamment), augmentation des responsabilités de chacun.
 
Nos revendications sont les suivantes :
-         établissement d’une grille reflétant une véritable politique salariale du GIP
-         augmentation du salaire de 25 %
-         protection sociale (mutuelle)
-         plan de formation
-         avantages : chèques vacances, primes
 
 
Les salariés
 
 
Eminents membres du jury, votez pour le meilleur scénario !
 
1/ Bon manageur, et bon gestionnaire, le Directeur avait anticipé sur cette demande, provisionné l’augmentation de la masse salariale et stratégiquement présenté au Conseil d’Administration le travail effectué en reprenant et en améliorant les tableaux élaborés par les salariés... pour mettre toutes les chances de son côté…
 
2/ Manageur et gestionnaire efficace mais sans éclat, le Directeur a dit que c’était une très bonne idée à soumettre au prochain Conseil d’Administration… un peu à la baisse par prudence, soit 20 % d’augmentation de salaire sans protection sociale, sans formation, et sans prime… pour mettre toutes les chances de son côté…
 
3/ Manageur délirant, apprenti gestionnaire mais très bon politique, le Directeur a promis de soutenir cet excellent dossier… Mais débordé en juin, décide de plutôt le présenter en décembre… pas de chance le Trésorier Payeur Général est absent le CA ne pourra pas voter le budget… Mais pas de panique un nouveau CA va se réunir en mars… Sauf que pas de chance en mars les élections mobilisent le CA sur d’autres enjeux, qui décide plutôt de se voir en fin mai… Mais qui réclame un audit financier et administratif (de gestion en somme) avant de prendre toute décision… Et par prudence le Directeur évalue la situation… et décide de retirer le dossier sans en informer les salariés… pour mettre toutes les chances de son côté…
 
 
La Palme d’Or
Je la décerne au BOSS, pour son premier long métrage - ayant nécessité plus d’un an de tournage - pour nous produire cet opus « Travaillez plus, pour gagner moins »
 
 
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Published by Laure - dans Passage Public
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Expresso...

Le coup de la panne, par Mehdi Ahoudig

Le métro de Tokyo fonctionne très bien. Tellement bien que quand il y a une panne, c'est l'affolement général. Ballet de bruits et de voix pour mécanique un instant suspendue : tranche de son.