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A Propos...

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  • : Ce blog est le résultat d'un challenge lancé par Madame Copine, mon amie du bout du monde... En réponse à mes mails éhontés critiquant un quotidien au demeurant tout à fait passionnant.
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 16:33

 

  • I mean, a big car with a lot of people inside. You now…

  • A bus ?

  • ?

  • A bus. Exactly…

 

 

Dédicace

En souvenir d’un homme qui…

 

 

Prologue

Février. Voyage universitaire. Prendre le bus with all of them ? Non. Impensable. Alors avec qui ? Avec lui. Négocier le retour en voiture. Trouver une bonne raison. Une bonne...

 

 

Morceaux Choisis

C’était un break blanc. Une familiale en somme. Les sacs enfournés, tchao los amigos ! En route ! La conversation fut animée. Attentive. Curieuse. Admirative. Interrogative. Parfois silencieuse aussi. En suçotant des bonbons Vichy.

A l’approche de la destination, il a lancé, presque anodinement : et ici, c’est l’école dans laquelle ma femme travaille ! Votre femme ? Ah oui… Merveilleux ! Quel beau métier ! Et je vous dépose où à présent ?

Au bus, au bus… Vite, un bus…

Mais ça fait loin jusqu’à chez vous ! Si vous voulez je vous ramène chez vos parents, c’est sur mon chemin. Votre chemin, non mais c’est une blague ! Votre chemin est bien différent ! Quant à moi, je ne sais pas quel père je vais trouver ce soir : un homme fringuant ou un illuminé parfaitement imbibé.

Tout bien réfléchi, au bus. Au bus !

Décharger le sac. Grimper dans le bus. Payer le billet. Au revoir. Et merci hein ! Mais ne restez pas planté là. Vous êtes si craquant. Avec ce sourire dans votre voix. Avec votre bouche sur laquelle on déposerait volontiers des milliers de baisers. J’ai l’impression de vous abandonner. J’ai l’impression de vous dire adieu. J’ai l’impression de dire adieu à mon amoureux…

 

 

Epilogue

Ne jamais se faire accompagner au bus par un homme qui… On s’en souvient trop longtemps…

 

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 21:59

Suspense de la vie conjugale…

  
Dédicace
A nos Hommes, ces grands aventuriers…
 
 
Prologue
L’idée venait d’elle. Une ballade sportive en amoureux histoire de bien finir l’année écoulée. C’était sans compter sur les ampoules aux pieds…
 
 
Morceaux choisis
 
Elle avait tout bien planifié. Le refuge était réservé, les raquettes achetées, les sacs à dos ficelés, et le thermos de bouillon Kub préparé. Le programme par mail avait été bien envoyé. Et bien reçu apparemment. Restait un détail à régler : le chat chez belle-maman déposer, et les instructions à cet effet rappeler.
 
Du retard fut pris – malgré ces préparatifs millimétrés – dès le début de la matinée, et le refuge par conséquent averti d’une arrivée nocturne. Aucun problème la piste est damée. Damnée s’inquiéta-t-elle ? Non ma chérie. Damée. Bien tracée en langage aventurier. Zéro souci. On montera à la bougie… « La vallée de la Clarée à la belle étoile admirer… On va se régaler… » Si tu le dis… Mon chéri…
 
A la sortie de l’autoroute l’Homme commença à s’échauffer. Pas les poignets. Non. Les nerfs. Des bouchons le firent très sérieusement douter. C’est pas bien raisonnable, lança-t-il pour la tester. Fallait pas accepter, rétorqua-t-elle sans sourciller.
 
A 16h30 (-7°C), ils se garèrent au top départ de la randonnée. Une étape décisive de passée se disait-elle. A présent, plus question de reculer. L’Homme de son côté bouillonnait. Pas d’impatience. Non. De colère à peine voilée. Je suis fait comme un rat se disait-il. A présent, n’importe quel prétexte sera bon pour reculer. On aurait pu appeler cela un conflit d’intérêt. Mais c’était vraiment pas la peine d’en rajouter.
 
On y va ! Sa voix était celle d’une personne bien déterminée. Et elle l’était. Déterminée. Tu verras, c’est un très bel endroit, ajouta-t-elle pour l’amadouer. Il maugréa. Pendant deux longues heures. Elle marcha sans se retourner. Pendant deux longues heures. Et 257 mètres de dénivelé.
 
A 18h27 (environ -12°C), ils arrivèrent au camping. Voilà. C’est la croisée des chemins la prévint-il. De quoi as-tu besoin ? Me concernant, je redescends. Je te demande pardon ? Me concernant, il n’en n’est pas question. A ces mots sa colère au grand jour explosa. Façon de parler. Et tu vas faire quoi, toute seule, de nuit et dans ce froid ? Marcher, grimper jusqu’au chalet, manger une bonne soupe, et dormir dans un lit douillet, répondit-elle sans se démonter. Je me demande pourquoi j’ai épousé une femme pareille, lui cria-t-il dans l’oreille. Je te répondrai quand on sera mariés, grinça-t-elle, fort énervée…
 
Puis une autre stratégie il testa. Ton inconscience sans bornes et sans limites te perdra, il lui assena. Se taper un tel dénivelé à cette heure là, c’est in con si dé ré (il épela). La prochaine fois, ton expédition mieux que ça tu prépareras. Moi j’y vais pas. Il répéta cela trois fois.
A ce moment là, sa dernière carte elle joua. Bouh ouh ouh. Bouh ouh ouh… Elle pleura. Il manquait plus que ça…En bas on sait même pas où crécher. Elle renifla. Alors que là, dans une heure à peine on est arrivés. Y’aura de la soupe et un petit lit douillet… J’avais tout bien préparé… Bouh ouh ouh ouh ouh. Pause. Puis un regard en coin elle lui jeta.
 
A ce moment là il était bien embêté. Et décida de se résigner. Bon gré mal gré. Bon ça va. Mais je te préviens, si je m’enfonce les pieds dans la neige, je te laisse en plan et je repars en courant dans le sens opposé. Voilà. Ca te va ? Elle se moucha et hoqueta. Ca me va.
 
Dix mètres plus loin, il s’enfonça les deux pieds dans la neige et trébucha. Le sac à dos par terre il jeta. On va en profiter pour manger quelque pruneaux et deux ou trois abricots, dit-elle tout bas. Et pour le sac à dos, on va échanger. Comme tu voudras… Ca t’apprendra, espèce d’écervelée (au fond de lui il commençait à s’amuser). Et je t’interdis de me parler pendant la montée ! Elle acquiesça.
 
Ils reprirent alors l’ascension, éclairant la piste à la lampe frontale de chez Petzel. Une marque de qualité. La vallée était fort calme. Au hameau. Pause. A l’arbre. Pause. A la butte. Pause. Au bosquet. Pause. Ca va ? Il lui demanda. Ca va. Je suis prête. On y va. Il marchait devant. Doucement. Il lui parlait souvent. Gentiment.
 
A mi-chemin, il se demanda s’ils s’étaient pas gourés de chemin. A mi-chemin, elle espéra que cette histoire là finirait bien. Le vent se leva au moment où ils entrèrent dans un sous-bois. Ca doit plus être loin… Au ruisseau, toujours rien. Bien bien bien.
 
Encore une montée. A 45 °. On va jamais y arriver ! On va grignoter quelques menus pruneaux et abricots. Aller. A l’arbre. Pause. Au bosquet. Pause. A la butte. Pause. Il l’attendait. Mon Homme, c’est un Homme, un Vrai, elle pensa.
 
Parvenue en haut de la butte, elle vit la salle à manger toute éclairée. Il faisait dans les - 17°C. Elle se dit qu’elle était soulagée. Elle lui dit que, bon, finalement, c’était pas si compliqué. Il se dit qu’il était temps ; elle aurait finit par prendre froid. Il lui dit qu’il n’avait – à aucun moment – été inquiet…
 
 
Epilogue
De la soupe elle reprit trois fois. Et du gâteau au chocolat et aux noix deux fois.
Ils se firent les yeux doux. On en a un peu bavé mais c’était sympa, hein, on roudoudou…


Edit
En tout et pour tout, ils firent 637 mètres de dénivelé en 3h30 chrono, sur la neige et en pleine nuit. Pas mal non ?
Bonne année à toutes et à tous !
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 21:34
A défaut d’autre chose…
 
 
Dédicace
Travailleurs, travailleuses…
 
 
Prologue
Elle était sortie de chez cet élu notablement connu pleine d’espoir. Vous avez un bon CV lui avait-il dit. J’ai étudié dans la même branche que vous, avait-il rajouté. Il avait finit par lui faire miroiter qu’en attendant de créer l’observatoire de l’habitat, il se pouvait bien qu’il ait quelque chose pour elle. Points de suspension. Ah bon ? Elle était donc rentrée chez ses parents les yeux brillants d’émotion.
Deux semaines plus tard, elle avait reçu un coup de fil. Un entretien pour intégrer une société de transport ? Pourquoi pas. A temps partiel ? S’il faut en passer par là…
 
 
Morceaux choisis
 
En hiver, le costume était bleu pervenche, avec un chemisier synthétique blanc cassé, et de petits boutons nacrés. En été on changeait de palette : impression fraise écrasée. La panoplie était complète : un pantalon, une jupe au dessus du genou, deux chemisiers, un blaser, sans oublier le sac à main. La cheftaine était satisfaite. Du sur mesure répétait-elle à ses « filles », comme elle les appelait. Son outil de travail et sa passion, c’était les gommettes. Colorées. Avant, j’en ai bavé lui avait-elle dit le jour où elle lui avait remis son premier planning. J’ai beaucoup travaillé, et j’y suis arrivée avait-elle rajouté. Pour les filles vous savez, c’est ça ou les gants Mappa. Parce qu’elles sont pas diplômées. Mais vous, vous avez été pistonnée lui avait-elle lâché. Alors attention ! Point d’exclamation. Bon.
 
Sur son contrat, il était clairement stipulé qu’elle devait penser à mettre du déodorant (non fourni) et avoir sur elle et en toutes circonstances une trousse de maquillage pour les retouches éventuelles (un blush « bonne mine », un rouge à lèvres discret, des lingettes détachantes). Vous êtes l’image de la ville, son sourire, son humanité avait doctement répété le big boss à ses « beautés », comme il les appelait. C’était un ancien militaire. Pilote d’hélicoptère de son état. A présent, libéré des contraintes inhérentes à ses fonctions passées, il recevait les pieds sur son bureau. Une bouteille de Chivas posée dessus. Histoire que le tableau soit parfait. Vous me plaisez bien lui avait-il dit en l’accueillant. Vous avez du chien avait-il rajouté. Et si vous travaillez bien, vous irez loin. Clin d’œil. Bien.
 
La tâche paraissait à sa portée. Accueillir les passagers, et faire en sorte qu’ils passent un agréable voyage. Règle numéro une : sourire. Règle numéro deux : aider à composter le ticket. Règle numéro trois : proposer de porter les paquets, ou les poussettes. Règle numéro quatre : faire la causette au chauffeur. Règle numéro cinq : sourire. En boucle. Je suis une sociologue de terrain s’était-elle dit. Et il n’y a point de sot métier. Je vais m’adapter, et en parallèle je m’appliquerai à tout noter dans un petit carnet. A la fin je rédigerai une étude comparée. Un fort joli projet.
 
Au bout d’un mois, elle avait quelque peu déchanté. C’était un cours d’une soirée étudiante. Avant d’accepter, elle avait demandé à une collègue si elle pouvait la remplacer. A charge de revanche. Et pour s’y rendre, elle avait pris le bus. Deux heures de trajet. Quand elle était arrivée, elle avait soufflé. Pas longtemps. Tu fais quoi déjà toi ? Je travaille dans une société de transport. C’est-à-dire ? Je suis hôtesse dans des bus. Ah ! Et à côté tu es en quoi ? En quoi quoi ? Ben à la fac ! Ben rien. J’ai fini mes études. Et normalement, j’aurai bientôt un emploi dans un observatoire de l’habitat Ah… La soirée s’était terminée. Et il avait fallu retourner bosser.
 
Un matin, il lui était arrivé un petit pépin – revenant pourtant cycliquement – mais qu’elle n’avait pas prévu à temps. Elle avait dû rentrer chez elle pour se changer. A son retour, elle fut cueillie par la cheftaine. Vous avez quitté votre poste lui avait-elle asséné, très contrariée. Je suis désolée avait-elle rétorqué, fournissant les détails de nature à clore l’incident. Vous avez des WC à côté de votre lieu de travail lui avait-elle rappelé. Sans le nécessaire pour ce type de désagrément avait-elle répondu. Vous auriez du utiliser un rouleau de papier pour colmater… En attendant votre pause, avait-elle conclu.
 
 
Epilogue
A la fin, on lui rapporta un bruit de couloir. Une rumeur. Une humeur. Le big boss en était l'auteur. Celle-là, je vais la mater, s’était-il visiblement vanté. Un verre de Chivas à la main. Et les pieds sur le bureau. Histoire que le tableau soit parfait.
 
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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 20:54
Galère ou sinécure ?


Dédicace
Aux couples en tout genre. Qu’ils soient beaux ou qu’ils soient vieux. Car quoiqu’on en dise, la vie à deux, c’est rudement mieux.
 
 
Prologue
Dans la vie, il y a des moments clé. Et dans la vie des mémés… Comment dire ? Les mots me manquent. C’est idiot n’est-ce-pas ?
Mais je sens que vous trépignez d’impatience. Je vous épargne donc le suspense infernal auquel je vous destinais et je vous livre le test du tapage nocturne (je vous parlerai du tapage diurne une autre fois peut-être, si vous êtes sages, comme diraient les mémés)…
 
 
Petit développement
 
1. Nous sommes samedi soir 
Je sais, vous demander une telle concentration un lundi, jour de reprise après la coupure salvatrice du week end – parenthèse ouateuse dont le bénéfice a foutu le camp d’un coup d’un seul au moment où votre boss vous a demandé si vous étiez ménopausée, rapport au fait que vous avez osé dire que vous vous caillez dans la grotte qui vous sert de bureau – c’est carrément trash, mais j’assume !

2. Vous êtes chez vous
Si si, vous êtes bien chez vous… Car vous avez oublié depuis belle lurette la promesse solennelle que vous aviez faite il y a une bonne dizaine d’années, promesse stipulant très clairement que jamais oh grand jamais vous ne feriez comme ces gros nazes de couples qui restent chez eux le samedi soir. Et qu’en ce qui vous concerne, la rock’n roll attitude vous collerait à la peau jusqu’à l’éternité, et que, en conséquence de quoi, vous continueriez à vous transformer en falbala pour aller écumer les bars jusqu’au bout de la nuit. A Paris de préférence (c’est plus chic). A la limite, vous aviez péniblement accepté l’idée que le champagne (ou un Pauillac 1980) aurait d’ici là remplacé la bière. Et à la limite l’idée qu’un Homme, un vrai, un tatoué, partagerait votre lit. A l’extrême limite. Et à condition qu’il vous emmène très régulièrement dîner à Barcelone, à Rome (ou à Paris). Do you remember ?

3. Vous avez des voisins
Et oui ! Il y a eu un bug dans votre business plan, et si vous avez au mieux choisi un chouette métier, vous avez pu constater que questions pépettes, véritable bug il y avait. Donc non vous ne vivez pas dans une bastide juchée en haut d’une jolie collinette dans un endroit retiré, et non vous ne vous transportez pas d’un point à un autre en hélicoptère. Vous travaillez en ville, et lorsque vous avez fait vos comptes, vous avez jugé nettement plus raisonnable, financièrement parlant, de vivre en ville. Donc, fatalité de l’existence citadine, vous avez bien des voisins.

4. Et ils sont également chez eux
Dingue non ? Sauf qu’ils ne sont pas seuls. Et qu’ils ont même tout un tas d’amis ! De quoi ? Des amis. Vous avez oublié ? Je vous fais une petite piqure de rappel. Les amis sont des gens que vous connaissez depuis plus ou moins longtemps, que vous avez rencontrés de préférence en dehors de votre lieu de travail, que vous avez triés sur le volet, et que, par conséquent, vous appréciez. Ce qui n’est pas le cas de vos voisins. Et encore moins de leurs amis.

5. R
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Alors que vous pensez à vos prochaines vacances au soleil dans un pays lointain avec philosophie (à l’horizon août 2008, je vous laisse faire le calcul, et je vous laisse également apprécier la philosophie dont vous êtes capable sachant cela), vous sursautez à l’écoute d’une musique… Comment dire. Immonde (à votre humble avis). Vous patientez, patientez, finissez par – au mieux – avoir envie de leur jeter une salve de pétards à mèche dans l’escalier afin de leur illustrer l’effet que font les watts dans vos oreilles. Sauf que c’est interdit par la loi. Et que votre sens civique vous mine désormais le moral.
 
 
Epilogue
Ou des bienfaits de la vieillesse. Vous vous entrainez activement à faire preuve de sagesse, à accepter que derrière le Ying il y a le Yang… Vous décidez – pourquoi pas – de surfer sur le net. Et vous dégottez un clip d’un groupe de préférence mythique.Mais ma parole il y a une mégère dans ce clip ? Et comme il est absolument hors de question que vous souffriez plus longtemps cette comparaison, vous montez le son, et finissez par oublier vos voisins envahissants. Vous soupirez. Vous souriez. Et pour couronner le tout votre Homme (tatoué, faut-il le préciser) vous apporte une infusion du soir, et dépose dans votre cou un petit bisou. Et là, vous avez LA révélation. La vie est belle. Et, munie de cette incroyable certitude, vous décidez d’en faire part à la blogosphère.
 
 
Inspiration
 

Stray Cats - Stray Cats Strut

Portez vous bien !
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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 15:33
Anecdote en deux ou trois épisodes…
 
 
Dédicace
Après mamy Janine, ce deuxième épisode est dédié à mon père… Pour tout un tas de bonnes raisons qu’il serait beaucoup trop long d’énumérer…
 
 
Prologue
Comme le disait souvent sa tatie de Paris, « mieux vaut un tiens que deux tu l’auras »… Et Eva se le tint pour dit.
 
 
La faim justifie les moyens
Débarrassées de la jeune fille bien sous tous rapports, les deux amies retrouvèrent donc leur tandem. La photo aurait pu être parfaite. C’était sans compter sur les désagréments causés par le défaut d’allégeance dont elles firent preuve auprès du Père. « Ici c’est pas l’hôtel » lâcha-t-il, excédé par les deux jeunes écervelées. L’échange fut rugueux et le tandem envoyé méditer sur la plage. Bravaches elles pérorèrent chemin faisant, avant de déplorer avoir été congédiées juste avant le dîner…
Qu’allons-nous pouvoir béqueter avec seulement 200 pesetas se lamentèrent-elles ? Au bar bleu elles prirent le parti d’inaugurer l’apéritif dinatoire, en attendant de voir… Picorant leurs quelques chips - chèrement acquis - sur un rocher, elles se demandèrent rapidement quel argumentaire mettre sur pied afin de négocier le dîner. La conclusion s’imposa. Il fallait déclarer forfait. Mais pas facile de s’amender à cet âge là ! Précisons toutefois à l’assemblée que de raison déjà elles ne manquaient pas.
Elles reprirent donc vaillamment le chemin de la casa. Les amis de la famille étaient au complet, le ventre repus devant un café. Affamées, Eva et Madame Copine s’immiscèrent en douce dans la cuisine. Que restait-il du festin manqué ? Un peu de salade de tomate, du poulet bien grillé, et quelques patates sautées. Qu’il serait dommage de tout jeter ! Au nom de ce vieux principe dont elles découvrirent la vertu opérationnelle, elles se concoctèrent une assiette composée. Et, désireuses de ne pas se ridiculiser devant les invités, elles partirent purger leur peine un peu plus loin, et trouvèrent refuge dans la salle de bain… Un peu de fierté tout de même ! De la dignité ! Dans ce salon de fortune, elle s’assirent pour l’une sur la cuvette des toilettes, pour l’autre sur le bidet, l’assiette étant disposée sur la panière de linge en guise de table…
Rassurées à l’idée de ne pas mourir de faim, elles reprirent de plus belle une de leurs nombreuses séances de Blabliblabla, une cuisse de poulet à la main. Lorsqu’elles furent bientôt dérangées. Damned il va falloir tout planquer ! Mais de temps elles manquèrent. Le Père exigea en effet l’ouverture immédiate de la porte, et, les voyant ainsi attablées s’esclaffa. Très bon public et bon fond, c’est ainsi que sa colère passa.
Décidant de procéder sur le champ à un rapatriement sanitaire sur la véranda, le Père au final les chouchouta. En veux-tu, en voilà, la disette céda la place à un véritable festin, arrosé même pour la circonstance d’un petit coup de vin. C’est ainsi que se résolut la question de la faim.
 
 
Epilogue
Pour autant, restait à solutionner l’épineuse question des moyens à mettre en œuvre pour parvenir à de toutes autres fins… Se faire une beauté pour allumer le feu sur les Dance Floor, et ce dans le seul but de préserver l’aura de La Movida de La Fosca…
 
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 18:03
Pink Orange Red,* premier episode…
 
 
Dédicace
Aux désespérés de l’instant…
 
 
Prologue
Comme le disait si bien sa tatie de Paris, « Blanc sur rouge, rien ne bouge ; rouge sur blanc, tout fout le camp »… Eva se le tint pour dit...
 
 
Petit développement
La braise de la cigarette occupationnelle      conceptuelle                  Le tissu magistralement agité dans l’arène               mène            Le sang qui coule dans nos veines    peines                 Le souvenir de la correction infligée sur la joue                    flou                     Le solde sur tous nos comptes          acompte ?                        Les coquelicots qui parsèment le chemin du retour                    détours                            La tâche de vin sur la chemise du dimanche           branche                                                                          Les tomates qu’ont voudrait jeter à la face des indélicats                            L’écriture de Marie les jours de mauvais sang         blanc                  La pomme d’amour tendrement offerte                        perte       L’odeur qui sied le mieux à la haine aime                                          Les piments qui font sortir le jus du crâne **           crame                             Le crachat des chiqueurs de bétel    pelle       La Porche qui aurait pu nous tuer    oubliée                 Le tatouage dont on ignore le sens ***          panse                             Les gants de boxe remisés dans un coin du placard       pars       Le singulier éclat de l’opale de feu    bleu        La grenadine à la vanille        fille       Le rideau de velours qui clôture la scène      freine                  La cape de Superman dont aucun adulte ne peut se parer                      flatter      L’utopie d’égalité         liberté                             Les lampions de Chinatown   pomme                        Les envies de fraise qui jamais ne viennent             prennent   La cerise sur le gâteau           bobo       Le Père Noël invisible à l’œil nu des grandes personnes          tonnent                Les mauvaises pensées qui nous assaillent            bataille                Le mercurochrome sur nos premières plaies           laids       Le nez du clown qu’on oublie d’être            fenêtre                  Les premiers cœurs que l’on griffonne sur un cahier           pied        Le soleil couchant derrière la côte… Bleue…
 
 
Epilogue
Vous étiez prévenus…
 
 
Inspiration
 
 
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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 16:24
Anecdote en deux épisodes…
 
 
Dédicace
A mamy Janine, qui a offert un décor propice à de nombreuses séquences inoubliables.
 
 
Prologue
Amitié, amour, gloire et beauté, voici un condensé d’un été très singulier… Aucune nostalgie. Juste le plaisir de se remémorer. Les rites adolescents continuent à se succéder à un rythme effréné. Avec d’autres participant(e)s.
 
 
Une jeune fille bien sous tous rapports
Depuis qu’elle était née, Eva avait l’habitude de prendre ses quartiers d’été dans un bled de La Costa Brava. Un lieu-dit absolument ravissant, bien qu’au fil des ans de plus en plus apprécié par des hordes de touristes forts envahissants.
Cette année là, elle avait décidé d’embarquer Madame Copine, bien décidée à lui faire partager la Movida de La Fosca. De passage à Paris pour raisons professionnelles, elles avaient peaufiné les moindres détails de cette nouvelle aventure en tandem. Quand le sort décida de s’en mêler. Eva se retrouva en effet plantée là par un ami indélicat deux jours avant son départ. Sans solution d’hébergement. Ni une, ni deux, Madame Copine lui présenta une gentille jeune fille bien sous tous rapports, susceptible de lui fournir le gîte sans le couvert. Reconnaissante, Eva eu une idée. Qui s’averra malheureuse. Mais à ce moment là, elle ne s’en doutait pas. Elle proposa à la jeune fille bien sous tous rapports de se joindre à l’équipée, en remerciement de son hospitalité. Consultation des parents, négociation du montant à allouer à leur belle enfant, l’affaire fut réglée - dans les meilleurs délais - avec beaucoup d’allant.
Dans l’après-midi cependant, l’accord d’hébergement d’Eva fut adroitement dénoncé, l’argument énoncé étant le confort de chacun, la liberté de mouvement, la disponibilité. Bref. Eva se dégotta une chambre dans un motel situé à deux pas de là pour une somme relativement modique, amputant cependant singulièrement son budget de l’été. Pas rancunière, Eva ne dénonça pas sa part du contrat. Et accueillit comme il se doit la jeune fille bien sous tous rapports. L’hébergement proposé était le camping. Une découverte pour cette jeune fille, peu habituée à cet étrange mode de vie, se disant en râlant que l’offre hôtelière à n’en pas douter aurait bien mieux fait l’affaire.
Eva ne répondit rien, et prit le parti de faire profiter ses amies de sa bande d’amigos y amigas. Lesquels lui déclarèrent être tombés sous le charme de Madame Copine, mais éludèrent la question épineuse de la jeune fille bien sous tous rapports. Patati et patata, Mademoiselle jamais contente entreprit d’user la patience de tous avec une détermination qui suscita l’admiration de chacun. A titre d’exemple, un soir de virée, après avoir grassement mangé sans un sou dépenser chez Eva, elle entreprit tout d’abord de railler La Movida de La Fosca. Puis, dans la foulée, elle fit preuve de sa supériorité en refusant de prêter l’équivalant de 6 francs à son hôte, qui attendait patiemment le virement du paiement de son job d’été. Madame Copine partagea son coca, en signe d’amitié. Et le verdict ne tarda plus à tomber : on n’en veut pas de celle-là.
Un soir, prétextant une affection courante quoique extrêmement gênante, Madame Copine vint se loger chez Eva. Quand La Mère vit cela, la tension monta et pour tout dire ça chauffa. Contrites, les deux amies firent amende honorable, tout en se réjouissant du départ prochain de cette espèce de malotrue.
 
 
Epilogue
Fauchées comme les blés, les deux amies retrouvèrent bientôt les joies du tandem. Et décidèrent de profiter de La Movida. Mais pour parvenir à leurs fins, il leur fallut résoudre la question des moyens
 
 
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Published by Laure - dans Intercalaires
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 21:45
Loin. En partant pas trop tard on peut peut-être y arriver, un jour. Périple intérieur en Asie mineure. Un nom de rue c’est un début.
 
 
Dédicace
A toutes les sortes de pères, à toues les sortes de psy, et à toutes les sortes de coiffeurs. Dans le désordre. Tiercé gagnant ?
 
 
Une coiffeur en urgence
Avant toute chose, Eva avait décidé d’aller se faire couper les tifs. C’est marrant elle pensait - mon coiffeur a le même prénom que mon père qui a le même que mon psychanalyste.
Donc comme on ne peut pas avoir du pouvoir sur tout, dans un premier temps changer de tête c’est moyen compliqué – 50 euros et 1h30 d’énergie entièrement absorbée par l’angoisse - quelle tête je vais avoir pourvu que ça me plaise – là j’ai l’impression qu’il fait n’importe quoi oh là là il a l’air d’être ailleurs aujourd’hui tient je vais fermer les yeux comme ça je ne verrai pas le massacre – ce serait super s’il arrivait à me faire exactement le truc qui me ressemblerait du genre total sur-mesure la coupe dont je pourrais dire c’est MOI, même si ça paraît impudique, voire exhibitionniste.
Bon l’état d’esprit d’Eva c’était globalement de trouver le truc unique et génial – les espoirs fous ont la vie longue isn’t it. Ces derniers jours elle était ballonnée - pas enceinte le test était formel - mais pas bien avec des glouglous comme des petits poissons un peu au bord de l’asphyxie et trop à l’étroit au fond du ventre. Et puis ce cœur, ce cœur gros comme tout d’ailleurs elle ne savait même pas pourquoi enfin elle avait bien une petite idée mais franchement elle se disait pauvre nulle t’es vraiment trop naze ma cocotte oublie. Le temps d’y réfléchir elle avait appelé le coiffeur en urgence et maintenant elle était sur son siège en face d’un miroir doré dans un salon en vogue, juste à côté du bistrot Chine et Brocante ça ne s’invente pas…
- bon miss alors je te fais quoi aujourd'hui ?
- un truc joyeux j'ai besoin de me marrer un peu sur ma connerie tu vois donc carte blanche l'artiste
- non mais tu n'as pas une piste à me lancer - au moins si tu veux court ou long, structuré ou pas...
- ce que je veux, ce que je veux, tu veux savoir ce que je veux ? elle en avait bégagayé d'agacement
Pathétique. Elle avait l’air. Avec son bavoir géant et ses trois cheveux mouillés collés sur le front. A vrai dire elle se faisait peine toute seule. Ce qu’elle voulait ? Qu’il coupe. Une mèche pour chaque chose à oublier – des plus ou moins fines des plus ou moins longues des plus ou moins visibles des plus ou moins anciennes des plus ou moins tenaces – à chaque souvenir une mèche à chaque oubli un trophée c’était pas sorcier à comprendre non ?
- Eva je fais quoi alors ?
- Je veux un truc léger pas structuré ni coincé ni habillé une sorte de vent d'été elle lui dit
- ...
- N'insiste pas je n'ai plus rien à dire débrouille-toi avec ça elle pensait
- Je peux m'inspirer de ta robe ?
Sa robe papillon ? Ok pas de problème va pour les papillons ils sont barcelonais vive l’Europe et les villes internationales et les grandes enseignes moins chères là bas. Mes papillons ils ont voyagé mais je ne suis pas certaine qu’ils aient fait l’unanimité en Provence. Preuve la grand-mère appelait ça une combinaison et je sais plus qui une nuisette sous-entendu ma pauvre Eva toujours à côté de la plaque tu sors en nuisette ou ma grande décalée tu te montres en combinaison à ton âge non mais tu n’as pas honte ?
Honte ? Si si elle avait honte, mais davantage de leurs réflexions lancées par un beau dimanche des familles qui signifiait – en théorie du moins – c’est la trêve. Pas de panique elle n’était pas seule à cueillir des gentillesses la petite sœur avait récolté du « tu as le visage gonfle ça ne te va pas du tout je pense que tu sors trop » alors. Alors ?
- Inspire-toi de ma robe si ça te chante mas ne me fais pas une tête de Pérette et son petit pot de Bridélice
- De quoi ?
- Je ne vais pas te raconter la success story de Pérette mais l'idée, c'est que tu ne me fasses pas un truc "sympa". Ca m'agacerait prodigieusement dit-elle en détachant bien ses mots
Perette était le personnage principal d’une pub pour une crème fraîche… Une jeune femme provinciale – la tenue l’attestait : robe courte Falbala - qui faisait son marché avec un panier au bras et disait bonjour à tous les commerçants. Les hommes la reluquaient gentiment « quel délice cette Pépette – heu non – cette Pérette », les femmes quant à elles avaient été virées de la scène elles avaient sans doute mieux à faire pour les scénaristes (aux fourneaux, avec les minots ? On n’en saura jamais rien).
Bref. Ce qu’Eva voulait, c’était une réhabilitation complète : modernité, élégance, intemporalité, légèreté, combativité. Rien de moins.
- Bien...
- Quoi ?
- Ben je vais me débrouiller. Mais je ne suis pas psy ma jolie
- C'est une chance elle lui lança
Ouh la méchante ! Non pour sûr elle n’était pas sympa. Surtout après avoir attendu des lustres que la femme du footeballeur le plus connu de la région l’ai coiffée au poteau (sic) en lui réquisitionnant SON coiffeur visagiste pour une coupe asymétrique TRES réussie.
Ouh la jalouse ! Non pas du tout. Ne pas tout confondre tout de même. Non mais. Tout de même !
 
 
Epilogue
Au bout d’1h30 de sueurs froides (cf. plus haut), Eva sortit de cette épreuve toute pomponette… Et, sur le chemin du retour, se prit pour Pérette et son petit pot de Bridélice en remontant la rue Sainte… Ca ne s’invente pas…
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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 14:32
Une moitié de titre en fait. Il manque la part du diable. Vous en prendrez bien une petite tranche ?
 
Dédicace
En souvenir d’un homme qui s’est trouvé un peu par hasard assis sur le fauteuil d’une femme à laquelle toute cette histoire était initialement destinée
En souvenir d’un homme qui a, un mercredi de septembre, laissé une porte entrouverte
En souvenir d’un homme qui a conseillé une lecture apaisant l’inconsolable perte et l’insondable dégoût de soi
 
 
Prologue
Un bureau. Dedans une jeune fille dedans un homme. Une excuse venant d’elle. Un soupir un conseil de lui. Prendre soin de soi. Ainsi fut fait.
 
 
Développement
 
Son petit prince était finalement descendu de Paris. La veille. Ils étaient sortis dîner dehors malgré la fraîcheur automnale, accompagnés d’un voisin exubérant. Le restaurant était italien. Le repas fut maigre pour elle c’était la consigne. Il fut pantagruélique pour eux avec force de vin pour dissiper le malaise. En sus du vin, il avait pris le parti de saouler son acolyte du soir de vaines paroles et de blagues éculées tandis qu’elle observait la salle distraitement.
 
Le lendemain ils étaient partis à pied. Le taxi aurait constitué pour lui une dépense moins profitable que le vin de la veille. Arrivés sur les lieux, ils entrèrent dans une salle aux allures de hangar, découpée en box de fortune. Dans cet espace réduit un lit, une table de chevet, une chaise. Et une fenêtre aussi. On lui administra un cachet d’apaisement chimique. Le temps s’écoula.
On vint la chercher sur un lit roulant pour la conduire du box au bloc. Nue sous une blouse verte elle attendit au froid. Infirmière ! Infirmière ! Personne ne répondit à ses appels muets. Trop affairées en cette journée d’abattage en série. On lui empoignât le bras, elle sentit une aiguille et compta jusqu’à trois. Elle se réveilla sur la table en criant. C’était gênant l’intervention n’était pas bouclée. Où était l’anesthésiste ? Brise de panique avant reprise en main de la situation. Faire propre. Sans états d’âme mais propre. Sans humanisme et sans bavure. Sans sang ? Ca vous apprendra elle entendit. Elle rêva ?
Le lit à nouveau roulant. Ouverture du box et déchargement de la bête les jambes ensanglantées. La méthode était au point il suffisait de tirer sur le drap d’un coup sec pour la faire rouler sur le lit. Il était resté assis sur la chaise. Elle tira la couverture sur sa honte et ferma les yeux. Dormir ne plus penser dormir ne plus penser à rien et surtout ne plus croire.
Un bouquet de fleurs apparût dans le box. Le voisin exubérant en était l’auteur.
 
Des lendemains qui ont suivi elle a perdu la mémoire. Un trou noir de plusieurs mois. Des bribes seulement de sordides moments passés à se souiller.
 
Des années qui ont suivi elle se souvient fort bien. Une dette en souvenir de l’homme qui. Avancer, progresser, réussir pour ne pas trahir celui qui avait, un mercredi de septembre, laissé une porte entrouverte…
 
 
Epilogue
Le temps est passé. Il reste encore à remercier.
 
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 00:41

Pour la route...

Dédicace
Euh.. A la Camargue ? Non.
Camarguais, Camarguaises…
 
Prologue
Mauvais esprit.
 
Costumes
Coiffure : permanente
Senteur : cheval
Maquillage : sans
Tenue : souleïado
 
Petit développement
Eva avait maintenant 17 ans. Toujours à l’affût d’une inspiration propre à lui permettre de remporter le festival de bandedessinée organisé par LEMA (faut suivre), elle avait troqué les ballades de Bruce Springsteen pour les trompettes des fanfares des ferias arlésiennes. Et troqué ses tenues pomponette pour des pantalons d’équitation et des chemises bigarrées. Le résultat était… fort… intéressant.
Eva vivait un nouvel amour. Et à chaque nouvel amour d’Eva, ses copines commençaient à se faire du mourron. Ce n’était pas une question de principe non. Plutôt une forme d’anticipation. Présentation de l’élu et du chaperon (Eva récoltait parfois un lot). Extase d’Eva. Un chéri et une nouvelle copine elle était comblée.
Très motivée, Eva avait donc décidé de vivre pleinement cette nouvelle aventure. Et il faut dire qu’elle ne reculait devant rien. Kilomètres à vélo chronométrés pour rejoindre son bien aimé en plein été, fauchage de Luzerne, triple galop en pleine camargue, corridas en veux-tu en voilà, visite des coulisses et rencontre des matadors, paellas géantes, concours de dressage de chevaux, et même une Abrivado sous le soleil arlésien.
Mais rien n’y faisait. Le jeune homme était sans doute dérouté par cette conversion intempestive. Ou trop angoissé. Il entreprit donc de tester les points de rupture possibles. Le chaperon fut missionné, et les copines déchaînées. Après une prise de recul salutaire en dessinant des scènes de sa vie ordinaire, Eva se rendit à l’évidence. Ca ne pouvait plus durer. Le problème c’est que son avis comptait pour du beurre car il n’était point partagé par son bien aimé. Qui tenta donc en toute logique de s’imposer.
Les choses se corsèrent quand la famille s’intéressa de plus près à la question. Le père – le sien – posa son veto sur la relation. Le père – le sien – pleura et la supplia d’y réfléchir à deux fois.
 
Epilogue
Elle fit cela. Réfléchir à plusieurs fois. Plusieurs fois. Et remisa sa tenue pour se lancer dans une nouvelle aventure… plus parisienne.
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Expresso...

Le coup de la panne, par Mehdi Ahoudig

Le métro de Tokyo fonctionne très bien. Tellement bien que quand il y a une panne, c'est l'affolement général. Ballet de bruits et de voix pour mécanique un instant suspendue : tranche de son.