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  • : Ce blog est le résultat d'un challenge lancé par Madame Copine, mon amie du bout du monde... En réponse à mes mails éhontés critiquant un quotidien au demeurant tout à fait passionnant.
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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 23:53

Manifestons, manifestons...

La semaine dernière, j'ai reçu un mail d'un ancien collaborateur, me renvoyant sur une pétition suite à l'annonce de la mise à mort de l'émission télévisée "Arrêts sur image", présentée sur France 5. Si ça vous dit, c'est ici.
Et comme un pétitionneur averti en vaut deux, et que par conséquent vous souhaitez prendre connaissance des tenants et des aboutissants de l'Affaire, je vous invite à faire un tour sur le Big Band Blog.
 
En cette fin de semaine, clouée au lit avec une bonne otite, j'en ai profité pour surfer un peu...  A vrai dire, je cherchais un moyen de soutenir l'émission radiophonique "La bande à Bonnaud" sur France Inter, non reprogrammée à la rentrée. Je suis tombée sur le site Archipel Rouge, un blog apolitique de gauche, et mes oreilles endolories ont ouï un florilège de morceaux de musique, dont le fameux Where is my mind des Pixies... Mais pas que... Allez écouter voir !
D'un clic je suis finalement arrivée sur le site de Chiwalou. Et pour la pétition donc, c'est par .
 
Mais à ce stade, il faut que je vous fasse part de mon désarroi le plus total : sont-ce uniquement des gens dits "de gauche" qui regrettent ces émissions ? Qu'en pensent les "gens de droite" ? Mystère et boule de gomme...
 
Et voilà que tout à coup, j'ai atteri(en douceur) sur l'excellent site Manif de droite. Parmi les slogans, j'ai entendu ces perles :
- "la culture, ça fait mal à la tête"
- "Plus de karaoké avec Gilbert Montagné"
- ...
Je vous conseille vivement de regarder la vidéo, c'est truculent !
 
Dans une période où ma vie de présidente en fin de règne est tout sauf épatante, si vous voulez le savoir, ça m'a fait du bien de rigoler un peu...
 
PS : je n'ai rien contre Gilbert Montagné. Adolescente, j'ai même furieusement dansé sur l'incontournable "On va s'aimer"...
 

 

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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 22:42
Remercions le fabuleux élan citoyen, qu’illustre le fort taux de participation, inédit dans l’histoire de la Vème République, blablabla. Amen.
 
 
Dédicace
 
A moi. Dédicace première.
Parce que, j’ai résisté à la tentation de faire le directeur de conscience de mes proches indécis pour récupérer des voix à l’arrachée en invoquant des enjeux de société auxquels nous devrions tous être attachés.
Parce que j’ai refusé de chercher à convaincre – ce qui serait revenu à manipuler dans un laps de temps si court – au nom d’une cause que je crois pourtant plus juste.
 
A Ségolène Royal. Dédicace deuxième.
Parce que je sais, à un tout petit niveau, que pour une femme plus que pour un homme il est presque impossible de rénover et de faire le pari du changement tout en acceptant le principe de responsabilité sans être taxée de dictateur éclairé.
Parce que sans un soutien de « la famille », les chances s’amincissent. Sûrement. Durement. Cruellement.
Parce qu’il faut accepter qu’on ne peut pas brutaliser pas les gens. Même lorsqu’on pense qu’ils se mettent en danger.
 
 
Communiqué
 
La France a choisi. Nicolas Sarkozy. Massivement. La France a préféré le vieil adage selon lequel c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. La France a donc plébiscité une politique de père fouettard. La France est globalement persuadée que c’était mieux avant à coup de « moi, quand j’étais petit(e)… ». La France a rompu avec sa tradition d’insoumission. La France a jeté l’éponge. La France s’en est remise un homme pour remettre de l’ordre dans la complexité, tâche folle par essence tant la complexité doit s’appréhender mais résistera toujours à l’ordonnancement. La France a démissionné.
 
La France n’a pas accordé sa confiance. A Ségolène Royal. La France a rejeté le pari de l’audace, incarné par une femme. La France a refusé de s’impliquer. La France ne veut pas se mouiller. La France rêve de participer en théorie. La France est fâchée avec la pratique. La France aime débattre et s’insurger entre amis, entre soi, bien au chaud. Mais la France vient de démontrer son refus de l’apprentissage collectif. Politiquement, la France ne veut pas travailler.
 
 
Epilogue
Espérons que la France, avant de voter, n’a pas oublié de penser.
 
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 10:30
Ou du relativisme de la susdite problématique en France...
 
 
Dédicaces en vrac
Au militantisme à la française, à la Fondation Abbé Pierre, au répondeur de la mythique émission de Daniel Mermet "Là bas si j'y suis". Ca n'avance pas à grand chose, mais ça fait du bien de le dire.
 
 
Prologue
« Un maître d'hôtel, une femme de ménage et deux gouvernantes dans un duplex de 600 m² situé à deux pas du rond point des Champs Elysées pour 14 000 euros par mois pour le ministre de l'économie, une information révélée par le Canard Enchaîné. »
Bon voilà une info qui tombe un mercredi de février et que je déguste en sirotant un thé dans mon - petit mais croquignolet - trente deux mètres carrés. Soupir. De soulagement s'entend. Mon ministre est bien logé me voilà rassurée. Je sais, je sais oh combien il est important de retrouver un cocon douillet après une dure journée de labeur.
 
 
Petit développement
 
Avant hier encore j'en discutais avec la dame qui vient faire un brin de ménage au bureau. Comme d'habitude je lui ai proposé un café. J'en verse un premier dans une tasse avec soucoupe, et le second dans un verre. Madame Badi met un sucre dans la tasse et je m'apprête à faire de même dans le verre. D'un coup d'un seul une brise de panique souffle dans la cuisine.
-              ah pardon j'ai pris votre tasse je suis désolée
-                    et non non pas du tout moi je le bois dans un verre c'est parce que je peux en mettre plus vous voyez
 
Quelle gêne ! Comment a-t-elle pu croire que tasse + soucoupe = pas pour moi ? Ai-je eu une attitude générale de supériorité, ou montré une trop grande distance me suis-je demandée ? Je culpabilise, me sent un peu honteuse et ce matin je décide de prendre le temps de tchatcher ; c'est lundi, les affaires courantes pourront bien attendre un peu. Ca fait des mois que Madame Badi est là et je prends enfin conscience qu'en fait je ne sais rien d'elle, pas même son prénom. Je respire. Inspiration. Je me lance, instinctivement, dans une avalanche de questions digne d'un mauvais questionnaire d'étudiant en maîtrise de sociologie. Tout y passe. Et vous êtes en France depuis combien de temps ? Et vous avez des enfants ? Et quelles sont les raisons de votre départ ? Quel était votre activité en Algérie ? Et celle de votre mari ? Et vous habitez où ? Et pour lui montrer que nous sommes sur un pied d'Egalité je me raconte aussi un peu. Ah les difficultés pour se loger je connais je n'ai pas trouvé de logement pendant plusieurs mois et là on vit à deux dans trentedeuxmètrescarrés quant à acheter ah là là vraiment je ne vois pas comment nous allons faire avec nos salaires. Et vous, vous vivez dans le quartier ? Oups ! Le coup de grâce tombe tranquillement. Décidément.
-              là je cherche un appartement plus grand parce que je suis dans un studio de dix huit mètres carrés et les enfants ils ont le saturnisme et il y a l'humidité. Je me suis dit c'est en attendant mais ça fait 3 ans et je trouve rien. J'ai été avec l'accompagnateur social mais ma fiche de paie elle va pas
-                    mais dans le logement social vous avez essayé ?
-                    oui mais avec la fiche de paie de 500 euros ça suffit pas donc je suis obligée de rester là et mon mari il a pas encore les papiers alors il travaille pas il a peur de pas se faire payer et tout. C'est difficile ici, c'est difficile
-                    ...
 
Fiasco. Bien. Je me reverse du café dans le verre, y jette un sucre et demi et l'emporte avec moi pour lui montrer que le café, je le bois réellement comme ça, dans un verre ; puis j'ai pris un air faussement détaché et j'ai lancé, le plus légèrement que j'ai pu
-             bon je vais m 'y mettre. A tout à l'heure alors
-                   
 
Epilogue
A cette époque, j’étais administratrice d’une association d’insertion par l’habitat depuis quelques mois à peine. Aujourd’hui, j’en suis présidente. En soi, le titre importe peu, je vous l’accorde. Et puis non. Le titre, c’est aussi le reflet de mon engagement. Pour des projets. Modestes mais bien concrets.
 
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Expresso...

Le coup de la panne, par Mehdi Ahoudig

Le métro de Tokyo fonctionne très bien. Tellement bien que quand il y a une panne, c'est l'affolement général. Ballet de bruits et de voix pour mécanique un instant suspendue : tranche de son.