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A Propos...

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  • : Ce blog est le résultat d'un challenge lancé par Madame Copine, mon amie du bout du monde... En réponse à mes mails éhontés critiquant un quotidien au demeurant tout à fait passionnant.
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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 23:18
A l’heure où je vous parle, je devrais être en train de peaufiner, de fignoler, de chiader, de répéter, que dis-je de déclamer mon texte d’introduction au CA de demain. Et bien non je suis là. Et c’est mal je le sais. Comment ? Avec de pareilles responsabilités faire preuve de tant d’inconstance ? D’inconsistance ?
Mea Culpa. C’est ma faute ma très grande faute. J’y arrive pas. A travailler. Je suis fatiguée. Epuisée. Lessivée. Vidée. A court d’idées.
Pour m’inspirer, j’ai relu mon rapport moral et mon rapport d’orientation de l’an passé. J’ai relu mon introduction choc au CA de novembre dernier. Et ça ne m’a pas transportée. C’est grave ? C’est grave.
Mais comme il me reste un peu d’allant, allez, je vous le fais en condensé.
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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 22:42
Remercions le fabuleux élan citoyen, qu’illustre le fort taux de participation, inédit dans l’histoire de la Vème République, blablabla. Amen.
 
 
Dédicace
 
A moi. Dédicace première.
Parce que, j’ai résisté à la tentation de faire le directeur de conscience de mes proches indécis pour récupérer des voix à l’arrachée en invoquant des enjeux de société auxquels nous devrions tous être attachés.
Parce que j’ai refusé de chercher à convaincre – ce qui serait revenu à manipuler dans un laps de temps si court – au nom d’une cause que je crois pourtant plus juste.
 
A Ségolène Royal. Dédicace deuxième.
Parce que je sais, à un tout petit niveau, que pour une femme plus que pour un homme il est presque impossible de rénover et de faire le pari du changement tout en acceptant le principe de responsabilité sans être taxée de dictateur éclairé.
Parce que sans un soutien de « la famille », les chances s’amincissent. Sûrement. Durement. Cruellement.
Parce qu’il faut accepter qu’on ne peut pas brutaliser pas les gens. Même lorsqu’on pense qu’ils se mettent en danger.
 
 
Communiqué
 
La France a choisi. Nicolas Sarkozy. Massivement. La France a préféré le vieil adage selon lequel c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. La France a donc plébiscité une politique de père fouettard. La France est globalement persuadée que c’était mieux avant à coup de « moi, quand j’étais petit(e)… ». La France a rompu avec sa tradition d’insoumission. La France a jeté l’éponge. La France s’en est remise un homme pour remettre de l’ordre dans la complexité, tâche folle par essence tant la complexité doit s’appréhender mais résistera toujours à l’ordonnancement. La France a démissionné.
 
La France n’a pas accordé sa confiance. A Ségolène Royal. La France a rejeté le pari de l’audace, incarné par une femme. La France a refusé de s’impliquer. La France ne veut pas se mouiller. La France rêve de participer en théorie. La France est fâchée avec la pratique. La France aime débattre et s’insurger entre amis, entre soi, bien au chaud. Mais la France vient de démontrer son refus de l’apprentissage collectif. Politiquement, la France ne veut pas travailler.
 
 
Epilogue
Espérons que la France, avant de voter, n’a pas oublié de penser.
 
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 21:45
Loin. En partant pas trop tard on peut peut-être y arriver, un jour. Périple intérieur en Asie mineure. Un nom de rue c’est un début.
 
 
Dédicace
A toutes les sortes de pères, à toues les sortes de psy, et à toutes les sortes de coiffeurs. Dans le désordre. Tiercé gagnant ?
 
 
Une coiffeur en urgence
Avant toute chose, Eva avait décidé d’aller se faire couper les tifs. C’est marrant elle pensait - mon coiffeur a le même prénom que mon père qui a le même que mon psychanalyste.
Donc comme on ne peut pas avoir du pouvoir sur tout, dans un premier temps changer de tête c’est moyen compliqué – 50 euros et 1h30 d’énergie entièrement absorbée par l’angoisse - quelle tête je vais avoir pourvu que ça me plaise – là j’ai l’impression qu’il fait n’importe quoi oh là là il a l’air d’être ailleurs aujourd’hui tient je vais fermer les yeux comme ça je ne verrai pas le massacre – ce serait super s’il arrivait à me faire exactement le truc qui me ressemblerait du genre total sur-mesure la coupe dont je pourrais dire c’est MOI, même si ça paraît impudique, voire exhibitionniste.
Bon l’état d’esprit d’Eva c’était globalement de trouver le truc unique et génial – les espoirs fous ont la vie longue isn’t it. Ces derniers jours elle était ballonnée - pas enceinte le test était formel - mais pas bien avec des glouglous comme des petits poissons un peu au bord de l’asphyxie et trop à l’étroit au fond du ventre. Et puis ce cœur, ce cœur gros comme tout d’ailleurs elle ne savait même pas pourquoi enfin elle avait bien une petite idée mais franchement elle se disait pauvre nulle t’es vraiment trop naze ma cocotte oublie. Le temps d’y réfléchir elle avait appelé le coiffeur en urgence et maintenant elle était sur son siège en face d’un miroir doré dans un salon en vogue, juste à côté du bistrot Chine et Brocante ça ne s’invente pas…
- bon miss alors je te fais quoi aujourd'hui ?
- un truc joyeux j'ai besoin de me marrer un peu sur ma connerie tu vois donc carte blanche l'artiste
- non mais tu n'as pas une piste à me lancer - au moins si tu veux court ou long, structuré ou pas...
- ce que je veux, ce que je veux, tu veux savoir ce que je veux ? elle en avait bégagayé d'agacement
Pathétique. Elle avait l’air. Avec son bavoir géant et ses trois cheveux mouillés collés sur le front. A vrai dire elle se faisait peine toute seule. Ce qu’elle voulait ? Qu’il coupe. Une mèche pour chaque chose à oublier – des plus ou moins fines des plus ou moins longues des plus ou moins visibles des plus ou moins anciennes des plus ou moins tenaces – à chaque souvenir une mèche à chaque oubli un trophée c’était pas sorcier à comprendre non ?
- Eva je fais quoi alors ?
- Je veux un truc léger pas structuré ni coincé ni habillé une sorte de vent d'été elle lui dit
- ...
- N'insiste pas je n'ai plus rien à dire débrouille-toi avec ça elle pensait
- Je peux m'inspirer de ta robe ?
Sa robe papillon ? Ok pas de problème va pour les papillons ils sont barcelonais vive l’Europe et les villes internationales et les grandes enseignes moins chères là bas. Mes papillons ils ont voyagé mais je ne suis pas certaine qu’ils aient fait l’unanimité en Provence. Preuve la grand-mère appelait ça une combinaison et je sais plus qui une nuisette sous-entendu ma pauvre Eva toujours à côté de la plaque tu sors en nuisette ou ma grande décalée tu te montres en combinaison à ton âge non mais tu n’as pas honte ?
Honte ? Si si elle avait honte, mais davantage de leurs réflexions lancées par un beau dimanche des familles qui signifiait – en théorie du moins – c’est la trêve. Pas de panique elle n’était pas seule à cueillir des gentillesses la petite sœur avait récolté du « tu as le visage gonfle ça ne te va pas du tout je pense que tu sors trop » alors. Alors ?
- Inspire-toi de ma robe si ça te chante mas ne me fais pas une tête de Pérette et son petit pot de Bridélice
- De quoi ?
- Je ne vais pas te raconter la success story de Pérette mais l'idée, c'est que tu ne me fasses pas un truc "sympa". Ca m'agacerait prodigieusement dit-elle en détachant bien ses mots
Perette était le personnage principal d’une pub pour une crème fraîche… Une jeune femme provinciale – la tenue l’attestait : robe courte Falbala - qui faisait son marché avec un panier au bras et disait bonjour à tous les commerçants. Les hommes la reluquaient gentiment « quel délice cette Pépette – heu non – cette Pérette », les femmes quant à elles avaient été virées de la scène elles avaient sans doute mieux à faire pour les scénaristes (aux fourneaux, avec les minots ? On n’en saura jamais rien).
Bref. Ce qu’Eva voulait, c’était une réhabilitation complète : modernité, élégance, intemporalité, légèreté, combativité. Rien de moins.
- Bien...
- Quoi ?
- Ben je vais me débrouiller. Mais je ne suis pas psy ma jolie
- C'est une chance elle lui lança
Ouh la méchante ! Non pour sûr elle n’était pas sympa. Surtout après avoir attendu des lustres que la femme du footeballeur le plus connu de la région l’ai coiffée au poteau (sic) en lui réquisitionnant SON coiffeur visagiste pour une coupe asymétrique TRES réussie.
Ouh la jalouse ! Non pas du tout. Ne pas tout confondre tout de même. Non mais. Tout de même !
 
 
Epilogue
Au bout d’1h30 de sueurs froides (cf. plus haut), Eva sortit de cette épreuve toute pomponette… Et, sur le chemin du retour, se prit pour Pérette et son petit pot de Bridélice en remontant la rue Sainte… Ca ne s’invente pas…
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 10:44
Dément comme titre !
  
Prologue
Me revoilà après dix jours de silence radio. Et d’un coup la peur de LA panne d’inspiration. Expiration. Inspiration. Expiration. Inspiration…
  
(Très) petit développement
En réalité, j’ai tout un tas de choses à raconter. Mon déménagement par exemple. 2 gars, 4 filles. Efficaces. Engueulades en série avec l’Homme. Qui a, pour reprendre ses termes, profité de son malheur. A fond. Quant à moi – dans les espaces interstitiels – j’ai tenté de profiter de mon bonheur. Désespérément banal vous me direz. Et vous aurez raison !
Mais la banalité a du bon croyez moi. Si si j’insiste. Pendant dix jours j’ai moi-même éprouvé la volupté de l’ordinaire le plus absolu sans témoins et sans échappatoire. Stratégie de jetage en série, contre stratégie de sauvetage. Stratégie de bricolage contre stratégie de ménage. Mauvaise foi à tous les étages. La guerre des nerfs est passée par moi. Mais pas de crise intempestive. Self control. Juste quelques grosses larmes bien mouillées que j’attribue très raisonnablement à la fatigue. Sans obtention d’un lot de consolation. Que neni que neni. Punie.
Au bout de plusieurs jours d’un marasme total mis en relief par l’utilisation d’un vocable jetable, réconciliation bisou à l’appui comme tentative de compromis pour sauver les meubles. Au sens propre s’entend. Des arbitrages à faire. Essentiels. Où caser les fauteuils club, la contrebasse, l’accordéon, le poêle chiné à Saint Loup… Question : que font deux adultes face aux nombreux dilemmes qui les submergent ? De la négociation. De la recherche de solution. Equitable. Durable. Du marchandage version moderne. De la mise en scène sacrificielle à coup de « je t’accorde - - - - - - même si ça me fend le cœur ». Et, in fine, une promulgation de statu quo.
Illustration ? Illustration. La moitié des cartons est conservée à l’abri dans un réduit devenu impraticable. Dedans essentiellement mes livres. Et accessoirement mes dossiers associatifs qui prennent, je l’accorde, une place non négligeable. En échange de quoi les travaux seront échelonnés selon une priorité à définir (nous avons un match sportif en perspective) et enfin leur faisabilité technique et financière à court, moyen et plus long terme.
Tout un programme ! S j’osais, je dirais que si le style Ushaïa est hyper plus tentant, plus fun, plus jeune, le style « inventons ensemble dans la contrainte » – hérité du vieux principe de réalité – fait en comparaison figure d’austérité. Tout est donc dans le plan marketing. Comment vendre ce second style sans frustrer ? J’irai même plus loin : comment susciter l’adhésion ? Et ma proposition est la suivante : accepter de laisser l’Autre expérimenter ! Pas facile quand on est une femme de pouvoir, mais Incontournable, Inévitable, en un mot Indispensable. Essayez un peu pour voir !
Je ne sais pas pourquoi mais, à moindre échelle, j’y vois des similitudes avec la bataille électorale en cours. Où quand une certaine idée de la modernité est taxée de royalisme, et quand le conservatisme se déguise en Brice de Nice…
  
Epilogue
Françaises, Français… Non, c’est pour rire. Quoique…
  
4ème de couverture
Avec toutes ces divagations, j’ai failli oublier de dire que ce soir, j’ai vécu 5 minutes extraordinaires en ramassant mon linge sur la terrasse. Coucher de soleil sur la mer, hurlement des gabians, klaxon tonitruant du bateau en partance pour l’Orient… J’ai profité de mon bonheur. A fond…
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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 14:32
Une moitié de titre en fait. Il manque la part du diable. Vous en prendrez bien une petite tranche ?
 
Dédicace
En souvenir d’un homme qui s’est trouvé un peu par hasard assis sur le fauteuil d’une femme à laquelle toute cette histoire était initialement destinée
En souvenir d’un homme qui a, un mercredi de septembre, laissé une porte entrouverte
En souvenir d’un homme qui a conseillé une lecture apaisant l’inconsolable perte et l’insondable dégoût de soi
 
 
Prologue
Un bureau. Dedans une jeune fille dedans un homme. Une excuse venant d’elle. Un soupir un conseil de lui. Prendre soin de soi. Ainsi fut fait.
 
 
Développement
 
Son petit prince était finalement descendu de Paris. La veille. Ils étaient sortis dîner dehors malgré la fraîcheur automnale, accompagnés d’un voisin exubérant. Le restaurant était italien. Le repas fut maigre pour elle c’était la consigne. Il fut pantagruélique pour eux avec force de vin pour dissiper le malaise. En sus du vin, il avait pris le parti de saouler son acolyte du soir de vaines paroles et de blagues éculées tandis qu’elle observait la salle distraitement.
 
Le lendemain ils étaient partis à pied. Le taxi aurait constitué pour lui une dépense moins profitable que le vin de la veille. Arrivés sur les lieux, ils entrèrent dans une salle aux allures de hangar, découpée en box de fortune. Dans cet espace réduit un lit, une table de chevet, une chaise. Et une fenêtre aussi. On lui administra un cachet d’apaisement chimique. Le temps s’écoula.
On vint la chercher sur un lit roulant pour la conduire du box au bloc. Nue sous une blouse verte elle attendit au froid. Infirmière ! Infirmière ! Personne ne répondit à ses appels muets. Trop affairées en cette journée d’abattage en série. On lui empoignât le bras, elle sentit une aiguille et compta jusqu’à trois. Elle se réveilla sur la table en criant. C’était gênant l’intervention n’était pas bouclée. Où était l’anesthésiste ? Brise de panique avant reprise en main de la situation. Faire propre. Sans états d’âme mais propre. Sans humanisme et sans bavure. Sans sang ? Ca vous apprendra elle entendit. Elle rêva ?
Le lit à nouveau roulant. Ouverture du box et déchargement de la bête les jambes ensanglantées. La méthode était au point il suffisait de tirer sur le drap d’un coup sec pour la faire rouler sur le lit. Il était resté assis sur la chaise. Elle tira la couverture sur sa honte et ferma les yeux. Dormir ne plus penser dormir ne plus penser à rien et surtout ne plus croire.
Un bouquet de fleurs apparût dans le box. Le voisin exubérant en était l’auteur.
 
Des lendemains qui ont suivi elle a perdu la mémoire. Un trou noir de plusieurs mois. Des bribes seulement de sordides moments passés à se souiller.
 
Des années qui ont suivi elle se souvient fort bien. Une dette en souvenir de l’homme qui. Avancer, progresser, réussir pour ne pas trahir celui qui avait, un mercredi de septembre, laissé une porte entrouverte…
 
 
Epilogue
Le temps est passé. Il reste encore à remercier.
 
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 00:41

Pour la route...

Dédicace
Euh.. A la Camargue ? Non.
Camarguais, Camarguaises…
 
Prologue
Mauvais esprit.
 
Costumes
Coiffure : permanente
Senteur : cheval
Maquillage : sans
Tenue : souleïado
 
Petit développement
Eva avait maintenant 17 ans. Toujours à l’affût d’une inspiration propre à lui permettre de remporter le festival de bandedessinée organisé par LEMA (faut suivre), elle avait troqué les ballades de Bruce Springsteen pour les trompettes des fanfares des ferias arlésiennes. Et troqué ses tenues pomponette pour des pantalons d’équitation et des chemises bigarrées. Le résultat était… fort… intéressant.
Eva vivait un nouvel amour. Et à chaque nouvel amour d’Eva, ses copines commençaient à se faire du mourron. Ce n’était pas une question de principe non. Plutôt une forme d’anticipation. Présentation de l’élu et du chaperon (Eva récoltait parfois un lot). Extase d’Eva. Un chéri et une nouvelle copine elle était comblée.
Très motivée, Eva avait donc décidé de vivre pleinement cette nouvelle aventure. Et il faut dire qu’elle ne reculait devant rien. Kilomètres à vélo chronométrés pour rejoindre son bien aimé en plein été, fauchage de Luzerne, triple galop en pleine camargue, corridas en veux-tu en voilà, visite des coulisses et rencontre des matadors, paellas géantes, concours de dressage de chevaux, et même une Abrivado sous le soleil arlésien.
Mais rien n’y faisait. Le jeune homme était sans doute dérouté par cette conversion intempestive. Ou trop angoissé. Il entreprit donc de tester les points de rupture possibles. Le chaperon fut missionné, et les copines déchaînées. Après une prise de recul salutaire en dessinant des scènes de sa vie ordinaire, Eva se rendit à l’évidence. Ca ne pouvait plus durer. Le problème c’est que son avis comptait pour du beurre car il n’était point partagé par son bien aimé. Qui tenta donc en toute logique de s’imposer.
Les choses se corsèrent quand la famille s’intéressa de plus près à la question. Le père – le sien – posa son veto sur la relation. Le père – le sien – pleura et la supplia d’y réfléchir à deux fois.
 
Epilogue
Elle fit cela. Réfléchir à plusieurs fois. Plusieurs fois. Et remisa sa tenue pour se lancer dans une nouvelle aventure… plus parisienne.
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 16:09
Petit traité d'analyse situationnelle…
 
 
Spécial dédicace
A toutes les femmes de 35 ans, et à leurs hommes.
 
 
Prologue
Si je me laissais aller je verserais bien un bol de larmes. Là, tout de suite, sans préavis. Mais je sais me tenir. D’autant plus que mon public a déserté les lieux. La scène ne lui convenait pas. La distribution des rôles non plus. Quant au décor, c’est une toute autre histoire…
Première réaction face à l’adversité, ne pas se laisser mourir de faim. Petite salade méridionale. Seconde réaction, introduire de la convivialité dans cette mauvaise journée. Petit café. Troisième réaction en fondu enchaîné, penser sa difficulté. Ordinateur, connexion à Internet, direction Le Blog.
 
 
Petit développement
 
Les faits, les faits.
Un peu de patience, j’y viens. Je vais devoir aller à l’essentiel et conserver un peu de temps pour mettre mes livres dans des cartons. Car il se trouve que nous déménageons dans 6 jours. Et qu’on dirait pas. Je m’explique. Ca peut dérouter comme détour mais je suis le fil du jour, donc accrochez-vous que je vous perde pas en route.
En juillet dernier, après avoir passé 1 an et demi dans un coquet trentedeuxmètrescarrés, et failli louer une cabane avec jardin à presque 800 euros (mensuels s’entend), la raison s’est emparée de moi et j’ai suggéré d’acheter. Notre trouvaille reste petite, mais sympathique. Occupation des lieux imminente (cf. plus haut).
Nous pourrons enfin recevoir des amis (avec ou sans enfants), travailler sans occuper la totalité de l’espace disponible, humer l’air du temps sur le balcon, cuisiner dans une pièce conçue à cet effet, prendre des bains moussants aux huiles essentielles en cas d’urgence, admirer la lune depuis le velux situé au dessus du lit…Bref le bonheur en somme.
Mais auparavant, il s’agit de se délester des vieilleries et des vilaineries. Comment procéder ? En créant les conditions d’un conflit. J’ai donc averti l’Homme de cette saine intention, en toute complicité. Sur le mode mineur, tout ce qui touche à la gestion des affaires quotidiennes. Nul besoin de s’étendre, chacun aura compris. Sur le mode majeur, la question plus délicate des projets à venir, des désirs d’avenir... Je parle à mots couverts mais je pense que vous avez suivi. Et c’est là que ça se corse. Le hic, c’est que l’Homme a souvent le chic pour créer le choc. En toute simplicité.
 
Illustration du propos
Juin 2006. Libération des hormones sans assistance chimique aucune.
Septembre 2006. Examens de routine. RAS.
Décembre 2006. Madame Copine a pris un peu d’avance. Je saurai profiter de son expérience…
Février 2007. Trop de stress nuit au process…
Avril 2007. Un dimanche à la campagne, pour un déjeuner bucolique. Les adultes sont attablés, tandis que les enfants cherchent les œufs-en-chocolat, panier à la main. La conversation s’inspire du tableau présent. Soudainement, l’Homme lance aux parents qu’il ne veut point d’enfant. Très tranquillement.
 
 
Epilogue
Mais je m’égare. La véritable raison pour laquelle l’Homme a claqué la porte pour aller accroître sa productivité sur son lieu de travail en ce lundi pascal est ailleurs. Du côté de ma mauvaise humeur. Cherchez l’erreur…
 
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 10:30
Ou du relativisme de la susdite problématique en France...
 
 
Dédicaces en vrac
Au militantisme à la française, à la Fondation Abbé Pierre, au répondeur de la mythique émission de Daniel Mermet "Là bas si j'y suis". Ca n'avance pas à grand chose, mais ça fait du bien de le dire.
 
 
Prologue
« Un maître d'hôtel, une femme de ménage et deux gouvernantes dans un duplex de 600 m² situé à deux pas du rond point des Champs Elysées pour 14 000 euros par mois pour le ministre de l'économie, une information révélée par le Canard Enchaîné. »
Bon voilà une info qui tombe un mercredi de février et que je déguste en sirotant un thé dans mon - petit mais croquignolet - trente deux mètres carrés. Soupir. De soulagement s'entend. Mon ministre est bien logé me voilà rassurée. Je sais, je sais oh combien il est important de retrouver un cocon douillet après une dure journée de labeur.
 
 
Petit développement
 
Avant hier encore j'en discutais avec la dame qui vient faire un brin de ménage au bureau. Comme d'habitude je lui ai proposé un café. J'en verse un premier dans une tasse avec soucoupe, et le second dans un verre. Madame Badi met un sucre dans la tasse et je m'apprête à faire de même dans le verre. D'un coup d'un seul une brise de panique souffle dans la cuisine.
-              ah pardon j'ai pris votre tasse je suis désolée
-                    et non non pas du tout moi je le bois dans un verre c'est parce que je peux en mettre plus vous voyez
 
Quelle gêne ! Comment a-t-elle pu croire que tasse + soucoupe = pas pour moi ? Ai-je eu une attitude générale de supériorité, ou montré une trop grande distance me suis-je demandée ? Je culpabilise, me sent un peu honteuse et ce matin je décide de prendre le temps de tchatcher ; c'est lundi, les affaires courantes pourront bien attendre un peu. Ca fait des mois que Madame Badi est là et je prends enfin conscience qu'en fait je ne sais rien d'elle, pas même son prénom. Je respire. Inspiration. Je me lance, instinctivement, dans une avalanche de questions digne d'un mauvais questionnaire d'étudiant en maîtrise de sociologie. Tout y passe. Et vous êtes en France depuis combien de temps ? Et vous avez des enfants ? Et quelles sont les raisons de votre départ ? Quel était votre activité en Algérie ? Et celle de votre mari ? Et vous habitez où ? Et pour lui montrer que nous sommes sur un pied d'Egalité je me raconte aussi un peu. Ah les difficultés pour se loger je connais je n'ai pas trouvé de logement pendant plusieurs mois et là on vit à deux dans trentedeuxmètrescarrés quant à acheter ah là là vraiment je ne vois pas comment nous allons faire avec nos salaires. Et vous, vous vivez dans le quartier ? Oups ! Le coup de grâce tombe tranquillement. Décidément.
-              là je cherche un appartement plus grand parce que je suis dans un studio de dix huit mètres carrés et les enfants ils ont le saturnisme et il y a l'humidité. Je me suis dit c'est en attendant mais ça fait 3 ans et je trouve rien. J'ai été avec l'accompagnateur social mais ma fiche de paie elle va pas
-                    mais dans le logement social vous avez essayé ?
-                    oui mais avec la fiche de paie de 500 euros ça suffit pas donc je suis obligée de rester là et mon mari il a pas encore les papiers alors il travaille pas il a peur de pas se faire payer et tout. C'est difficile ici, c'est difficile
-                    ...
 
Fiasco. Bien. Je me reverse du café dans le verre, y jette un sucre et demi et l'emporte avec moi pour lui montrer que le café, je le bois réellement comme ça, dans un verre ; puis j'ai pris un air faussement détaché et j'ai lancé, le plus légèrement que j'ai pu
-             bon je vais m 'y mettre. A tout à l'heure alors
-                   
 
Epilogue
A cette époque, j’étais administratrice d’une association d’insertion par l’habitat depuis quelques mois à peine. Aujourd’hui, j’en suis présidente. En soi, le titre importe peu, je vous l’accorde. Et puis non. Le titre, c’est aussi le reflet de mon engagement. Pour des projets. Modestes mais bien concrets.
 
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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 16:59
Comprenne qui pourra, un nom de code est parfois étonnant, mais l'essentiel est qu'il fonctionne, encore.
 
 
Dédicaces
 
Remember. Du genre j'étais sur les bancs d'école à côté du délégué de classe en cours de français, pétrie de bonnes résolutions en l'honneur de ce redoublement demandé, elle était derrière moi et un jour on s'est assises à côté comme ça pour voir et c'est là que tout a commencé. Dédicace première.
 
Et
A celle qui m'a sauvé la vie en me faisant courir des risques insensés sur une mobylette empruntée à un gentil garçon dont le nom m'échappe. Qu'il soit ici enfin remercié, il le mérite. Dédicace seconde.
 
Et
A la cofondatrice de LEMA, bande de joyeuses pépètes, parité blondes brunes, égalité dans l'invention des pitreries, bavardage à tous les cours (sauf en histoire géographie grâce à une parade imparable d'une professeur à qui on ne la fait pas), réappropriation du genre de la bandedessinée (cf. archives), capacité hors normes à la moquerie, nombreuses évasions sur la Côte Bleue pendant les cours de gym, militantisme forcené (je sais, je sais, c'est de ma faute si nous avons passé une soirée affreuse dans un squat sous prétexte que je trouvais le type extraordinairement intelligent en AG après la manif). Dédicace troisième.
 
Et
A la seconde moitié du plus précieux binôme d'amitié qui ait existé dans ma vie, notamment parce qu'il m'a aidée à traverser moult crises, de l'adolescence. à la fin de l'adolescence, à coup de fous rires et de séances marathon de blabli blabla dans des cafés et au téléphone.
En souvenir de notre propension à rendre dingue la prof de bio, notamment une fois où ça nous a valu un tête à tête avec un directeur adjoint hilare à travers les trous trous de copies rédigées en italien pour l'une, en langage lubrique pour l'autre, verdict ce que vous faites est mal vraiment mal (mais c'est si drôle hihihi) prenez de ce pas un air contrit et filez en cours nom de Dieu ; retour triomphant devant les yeux ébahis des copines, acceptation de la séparation car il restait la bandedessinée pour ne pas rompre le circuit de la communication.
Sans oublier les retards innombrables et injustifiables en cours d'anglais, pour lesquels nous n'étions pas à cours d'explications, dont une, particulièrement mémorable, retraçait les aléas d'un embouteillage de petits oiseaux sur une route à sens unique blablabla non vraiment on vous jure pouf pouf pouf, hoquet, on se reprend sinon ça va dérouiller sec. Dédicace quatrième.
 
Ou
A la seule personne pour laquelle j'ai eu envie de reprendre la plume, afin de lui conter une petite histoire de mon cru, pour tout un tas de bonnes raisons qui ne regardent personne. Dédicace cinquième.
 
 
Scène première du papillon bleu
 
Son nom de scène elle l'avait cherché longtemps. Eva la clown. Son spectacle ne durait que trente minutes. Trente minutes, soit la moitié d'une heure. Certains jugeaient cela un peu court mais elle trouvait que c'était suffisant pour une première partie. Comme elle n'était jamais à court d'arguments, tout le monde se l'était tenu pour dit. Bien.
 
Eva la clown atterrissait sur le plateau (une astuce en baudrier et mousquetons) dans une robe à fleur pomponette harnachée de : palmes, masque et tuba, parachute, parapluie, piolets, mini ski, guides en tout genre, boussole (indispensable), couverture de survie, gilet de sauvetage, scoubidou et rubicub, walkman, lampion, filet à papillons, trousse de maquillage complète, calculatrice, et une demi douzaine de menus accessoires de survie. Une coiffure à la Laura Ingalls pour le côté kitch - elle avait 16 ans et à cet âge, tout le monde SAIT que les tresses sont à la mode - un maquillage de jeune fille, c'est à dire avec un peu trop de tout...
 
Décor
 
Dans un espace délimité par un cercle au sol, un peu comme une toute petite planète. Dans cet espace, un petit salon : une banquette une place, un fauteuil club avec un petit guéridon et un téléphone posé dessus, un mannequin de couturière, une chaîne hifi portative, une coiffeuse, une malle en osier.
 
L'éclairage est assez sommaire, hormis une petite lampe de chevet que l'on peut balader d'un endroit à l'autre.
 
En fond de scène il y a un grand mur blanc, de 5 mètres sur 3 environ. Pour les besoins de la mise en scène, il peut être caché par un rideau blanc tendu.
 
Elle rêvasse, allongée sur sa banquette, quand elle entend une musique douce. Le genre de musique que l'on mettait sur un gramophone lors de déjeuners à la campagne il y a fort longtemps. Projection d'une photographie d'un vieux mur en pierre en fond de scène. Elle lève la tête et aperçoit un papillon bleu qui semble s'être arrêté sur le faîte.
 
Elle se lève et s'approche d'un voilage qu'elle écarte. Noir en devant de scène.
 
-          je suis le meilleur assureur mon poussin (devant elle se tient un HOMME, du genre tatoué...)
-          avant toute chose mettons les choses au clair : je ne suis pas un poussin
-          pourtant un poussin c'est mignon
-          un poussin c'est un bébé et je ne suis plus un bébé. je suis une poule. Non. Plutôt une poulette. A part. C'est vrai qu'une poule ce n'est pas très sexy et puis c'est dur à cuire, tandis qu'une poulette. c'est encore un peu tendre.
-          bon tu mets ton baudrier ma poulette ?
-          voilà voilà voilà.
 
Bon évidemment à cet âge on est coquet donc elle s'ajuste, se tourne et se retourne, rentre le ventre, serre les fesses, et fait quelques assouplissements tout à fait hors de propos.
 
-          et tu comptes escalader avec tes palmes ? Soupir. Soit. Elle enlève ses palmes.
-          tu gardes le parachute ? C'est toi qui vois mais en cas de pépin ça m'étonnerait que tu aies le temps de l'ouvrir
-          tu as souvent des pépins ?
-          très très rarement
-          mais quand même ça peut t'arriver
-          tu sais le risque zéro n'existe pas
-          c'est fâcheux
-          c'est comme ça
 
Elle se met à inspecter l'ensemble du matériel en faisant moult tests de résistance tout à fait étranges étant donné qu'elle n'y connaît fichtre rien. Puis elle s'agenouille et se tape légèrement la tête sur le sol, et prend un air soucieux.
 
-          dis-moi mais si jamais je tombe
-          je te retiens
-          et admettons que tu aies un moment de distraction pile au moment où je dérape
-          il faut que tu me fasses confiance
-          tu es fou je ne fais confiance à personne
-          alors je n'ai pas de solution à te proposer poussin.
 
Elle lui jette un regard furieux, réfléchit 2/3 secondes et cours vers sa malle en osier, dont elle ressort du chatterton ! (Il la regarde, amusé) Elle empoigne un coussin qu'elle se scotche aux fesses, au second au ventre, farfouille dans sa trousse à maquillage et se dessine des traits noirs sur les joues, écrit MEME PAS PEUR en rouge sur son bras gauche puis enfile son casque de spéléologie et s'approche du mur d'escalade, rassurée ça on peut en douter mais très décidée c'est certain.
 
-          je suis prête
-          ...
-          bon comment je fais
-          d'abord tu visualises les prises, et tu mémorises mentalement le chemin que tu auras choisi
-          mais toi d'en bas tu ne peux pas me guider ?
-          non poulette. Tu dois faire en fonction de ta taille et de ton niveau. Allez, on y va
 
On la voit qui prend la première prise, se hisse à bout de bras, recommence et se trouve coincée à moins de deux mètres du sol. Elle a les jambes qui tremblent, se contorsionne dans tous les sens et jette des regards implorants à son assureur.
 
-          tu dois pousser sur tes jambes sinon tu n'auras plus de forces dans les bras
-          je suis coincée
-          pousse !
-          ...
-          à ta place j'enlèverais les coussins
-          ah oui ? (Eberluée. Il est vraiment fou ce type !)
-          pour sûr. Poses tes pieds contre la paroi et mets les fesses en arrière, comme si tu allais t'asseoir. Je te retiens. Quand tu seras bien installée tu pourras te débarrasser de tes trucs qui servent à rien
 
Evaluation de la situation : elle n'est pas réellement en position de discuter le bout de gras DONC elle s'exécute. Lentement, premièrement cause disposition naturelle, deuxièmement cause trouille limite panique ; conséquence obligation de faire confiance au spécialiste et ce sans le lui montrer (faut pas pousser). Les coussins tombent par terre. Elle inspire. Reprend son ascension petit à petit (comme l'oiseau fait son nid hihihi), encouragée par son assureur qui lui crie « pousse sur tes jambes ! » ou « tu peux le faire ! » en alternance, au rythme de toutes les 10 secondes. Si elle était en moins mauvaise posture elle le renverrait dans ses buts ce crâneur. En d'autres termes (marseillais), elle s'engatse. Arrivée en haut, elle s'affale, épuisée, puis se tourne sur le ventre et s'approche du papillon. Sourire.
 
-          bon maintenant descente en rappel et là c'est toi qui contrôles ta vitesse
-          et toi tu fais quoi pendant ce temps ?
-          je te regarde poulette
-          splendide.
 
Noir.
 
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Published by Laure - dans Intercalaires
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 13:00
En partant du principe qu'une certitude a besoin d'être démontrée pour pouvoir exister. Mais bien souvent elle ne l'est pas. Démontrée…. Ce qui ne l'empêche pas. D’exister.
 
Dédicace
A mon Homme. Sans commentaire.
 
Développement
 
Ecru. Brodé(s) ? Crus. Les seins. Gabians hurlent sous la fenêtre. Les Seins. Les siens. Mouettes ou gabians ? S'en vont. Reviennent. Ecru. Satin les bretelles. Et doubles. Sortes de fleurs rouges. Sang. Sans ? Appendice débordant sur les seins. Saints ? Sereins ? Beauté. Un grain. Fou. Souffle de l'Homme qui. Dort ? Souffre ? Et verts les bords. Vert qui court sous le sein. Vert toujours. Vers où ? Tulle. Mariée de l'instant. Fétichisme du moment. Rebondir. S'assoupir. Dessus dessous. Entre. Nous. Entre tous. Mate. La peau. De pêche, de mèche. Sirupeux le parfum. D'elle. Change. Y. Fatale ? Opium. Vénale ? Moite. Des mains sur les hanches. Les miennes. Parcourent sans cesse. Sans hâte.
 
Tatouage. Le premier est noir. Apache seul. Dessin de femme. Et Plume. Fragile, esseulée. La carpe. Le deuxième. Court sur l'épaule sans parvenir à finir sa trajectoire folle. Spirale diablesque. Ecailles bleues. Bleues. Ecrin de la bête. Et rouge le troisième. Pas moyen de savoir. Saveur du sens. Interdit. Lui. Avant bras avant droit. Le sien. De droit. Ne pas dire. A personne. A dessein.
 
Epilogue
Une histoire. Une démarche, un soir. L'été. Nuit. Noire la nuit. Eclairée aussi. Incandescente après des années. Simple. Une certitude sort. Au beau milieu de nulle part.
 
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Expresso...

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Le métro de Tokyo fonctionne très bien. Tellement bien que quand il y a une panne, c'est l'affolement général. Ballet de bruits et de voix pour mécanique un instant suspendue : tranche de son.