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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 15:33
Anecdote en deux ou trois épisodes…
 
 
Dédicace
Après mamy Janine, ce deuxième épisode est dédié à mon père… Pour tout un tas de bonnes raisons qu’il serait beaucoup trop long d’énumérer…
 
 
Prologue
Comme le disait souvent sa tatie de Paris, « mieux vaut un tiens que deux tu l’auras »… Et Eva se le tint pour dit.
 
 
La faim justifie les moyens
Débarrassées de la jeune fille bien sous tous rapports, les deux amies retrouvèrent donc leur tandem. La photo aurait pu être parfaite. C’était sans compter sur les désagréments causés par le défaut d’allégeance dont elles firent preuve auprès du Père. « Ici c’est pas l’hôtel » lâcha-t-il, excédé par les deux jeunes écervelées. L’échange fut rugueux et le tandem envoyé méditer sur la plage. Bravaches elles pérorèrent chemin faisant, avant de déplorer avoir été congédiées juste avant le dîner…
Qu’allons-nous pouvoir béqueter avec seulement 200 pesetas se lamentèrent-elles ? Au bar bleu elles prirent le parti d’inaugurer l’apéritif dinatoire, en attendant de voir… Picorant leurs quelques chips - chèrement acquis - sur un rocher, elles se demandèrent rapidement quel argumentaire mettre sur pied afin de négocier le dîner. La conclusion s’imposa. Il fallait déclarer forfait. Mais pas facile de s’amender à cet âge là ! Précisons toutefois à l’assemblée que de raison déjà elles ne manquaient pas.
Elles reprirent donc vaillamment le chemin de la casa. Les amis de la famille étaient au complet, le ventre repus devant un café. Affamées, Eva et Madame Copine s’immiscèrent en douce dans la cuisine. Que restait-il du festin manqué ? Un peu de salade de tomate, du poulet bien grillé, et quelques patates sautées. Qu’il serait dommage de tout jeter ! Au nom de ce vieux principe dont elles découvrirent la vertu opérationnelle, elles se concoctèrent une assiette composée. Et, désireuses de ne pas se ridiculiser devant les invités, elles partirent purger leur peine un peu plus loin, et trouvèrent refuge dans la salle de bain… Un peu de fierté tout de même ! De la dignité ! Dans ce salon de fortune, elle s’assirent pour l’une sur la cuvette des toilettes, pour l’autre sur le bidet, l’assiette étant disposée sur la panière de linge en guise de table…
Rassurées à l’idée de ne pas mourir de faim, elles reprirent de plus belle une de leurs nombreuses séances de Blabliblabla, une cuisse de poulet à la main. Lorsqu’elles furent bientôt dérangées. Damned il va falloir tout planquer ! Mais de temps elles manquèrent. Le Père exigea en effet l’ouverture immédiate de la porte, et, les voyant ainsi attablées s’esclaffa. Très bon public et bon fond, c’est ainsi que sa colère passa.
Décidant de procéder sur le champ à un rapatriement sanitaire sur la véranda, le Père au final les chouchouta. En veux-tu, en voilà, la disette céda la place à un véritable festin, arrosé même pour la circonstance d’un petit coup de vin. C’est ainsi que se résolut la question de la faim.
 
 
Epilogue
Pour autant, restait à solutionner l’épineuse question des moyens à mettre en œuvre pour parvenir à de toutes autres fins… Se faire une beauté pour allumer le feu sur les Dance Floor, et ce dans le seul but de préserver l’aura de La Movida de La Fosca…
 

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Published by Laure - dans Intercalaires
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commentaires

Madame Copine 09/07/2007 08:02

Excellent....que de bons souvenirs...attablées dans la salle de bain, surprises en flag...gloups!!!
 

Laure 09/07/2007 08:09

J'avais oublié cet épisode, qui s'est rappelé à moi... Honnêtement, je me suis prise un fou rire en nous imagineant !

Expresso...

Le coup de la panne, par Mehdi Ahoudig

Le métro de Tokyo fonctionne très bien. Tellement bien que quand il y a une panne, c'est l'affolement général. Ballet de bruits et de voix pour mécanique un instant suspendue : tranche de son.