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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 13:49

 

"On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite" proverbe japonais


Points de repère
- samedi 12 mai : le directeur s’adresse à sa présidente… par voie postale
- lundi 13 mai : déjeuner avec le directeur. Je me rends compte que la faille est là. Le directeur n’a plus confiance ; il est en partance
- mardi 14 mai : je fais un bilan flash éclair, et j’appelle le consultant qui nous a accompagnés pendant l’année du redressement judiciaire. J’élimine l’option du changement, que je n’ai pas réussi à mettre en œuvre ; reste le schéma de la rupture ou celui la continuité
- nuit de mardi à mercredi : réveillée à 3h00 du matin impossible de me rendormir je pense, je pense, je pense…
- mercredi 15 mai : je fais un point téléphonique avec un nouvel administrateur et lui expose les deux options possibles. Puis je visite des locaux (je rappelle que nous sommes SDF depuis le 19 avril) et fais un point avec le directeur pour lui faire lui communiquer ma décision et lui faire une proposition claire sur les bases d'une poursuite de notre collaboration afin qu’il puisse se positionner
- jeudi 16 mai : je blogue pour exorciser, poser ma pensée, et puis je vais m’adresser au directeur… par voie postale


Cosmique de situation

Je n’ai pas réalisé que nous étions dans une impasse jusqu’à ce que je prenne toute la mesure ce courrier…

Madame la Présidente,

En novembre 2006, vous avez pris l’initiative de proposer au bureau une augmentation concernant mon salaire à venir et une revalorisation pour le travail accompli dans les mois écoulés, cela, sous des formes à définir.
Concernant les modalités de cette augmentation, contestée à l’époque par notre trésorier démissionnaire, vous avez pris à nouveau attache avec le bureau et des administrateurs, ainsi qu’avec notre partenaire E.
Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de nous entretenir des ces questions et à cette occasion j’attirais votre attention sur un point à régler rapidement : la compensation des astreintes liées à la sécurité de nos locaux.
Sans précision sur la suite que vous envisagez de donner au premier point, je souhaite revenir avec vous sur cette dernière question : le paiement de mes astreintes depuis le 1 janvier 2007. (Il ne m’apparaît, en effet, pas opportun de considérer les astreintes effectuées en 2005 et 2006).
[…]
Persuadé que vous serez attentive à cette régularisation, dès réception de votre réponse, je la transmettrais à notre service de paie.

Je vous prie de croire, Madame la Présidente, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Voilà. A moi les joies de la solitude. Pleine et entière. C’est le revers de la responsabilité. Je me dois d’assumer. C’est mon rôle et je le tiendrai.


Mon analyse de la crise

L’avenir de l’association est incertain. Ma première option (le pari du changement) ayant échoué, il en reste deux :

1. La rupture
- le principe : un conseil d’administration resserré, directif, qui privilégie le local, fait une pause avec le niveau national, et protège son directeur pour qu’il accomplisse le travail de stabilisation économique, de promotion du projet associatif et de professionnalisation des salariés
- les valeurs défendues : la responsabilité de la sauvegarde de la structure dans un contexte difficile (apurement de la dette sur 9 ans) et donc des emplois
- les acteurs : le directeur actuel, de nouveaux administrateurs, l’appui du trésorier actuel et moi… sur les premiers mois
- les moyens : une nouvelle feuille de route au directeur (proposition de changement de groupe, une délégation politique, une augmentation à effet immédiat et rétroactif au 1er janvier 2007 et une perspective pour 2008 sur résultats)
- un écueil : sans adhésion des salariés, la résistance au changement l’emportera et peut provoquer un clash fatal
- ce que j’en pense : si le directeur accepte, c’est jouable. Ce sera difficile psychologiquement pour moi car je finirai de cristalliser les tensions. Mon objectif sera donc de construire assez rapidement les relais pour une nouvelle présidence

2. La continuité
- le principe : une centralisation de l’ensemble des décisions au conseil d’administration, une délégation de la mise en œuvre à une direction avec des procédures de contrôle approximatives
- les valeurs défendues : la confiance, l’histoire
- les acteurs : une nouvelle équipe dirigeante, recrutée par le national, dont l’idéologie est fondée sur le mythe du « tous ensemble, on y arrivera car on est tous trop beaux » avec un fonde de « les pouvoirs publics sont des méchants ».
- les moyens : du bord…
- un écueil : c’est le schéma qui a conduit au redressement judiciaire
- ce que j’en pense : perspective de durée de vie de 2/3 ans, mais pas viable sur du long terme par défaut d’appropriation des enjeux du monde associatif, et inadaptation du modèle à une structure de plus de 20 salariés

Vous l’aurez compris, c’est l’heure de vérité. Je ne suis pas optimiste car le directeur acceptera le poste sur lequel il est candidat s’il est retenu. Et étant donné l’étendue de ses compétences, je n’ai guère de doute là dessus.

Mais vous devez vous demander pourquoi je retiens l’option de la continuité étant donné que je n’y crois pas. La raison est simple : c’est une question de cohérence. Nous avons travaillé d’arrache pied pendant 2 ans pour redresser la structure, qui était vouée à une mort certaine (une dette de 500 000 euros, c’est parlant non ?). Par contre, je ne vois pas au nom de quelle idéologie, en partant, nous liquiderions nous-même la structure. L’enjeu était de réunir les conditions pour qu’elle nous survive. Et sur ce point, je ne veux pas faire de procès d’intention. Je donnerai donc une chance à mes détracteurs de faire la preuve que leur modèle de pilotage est viable. Après, pour le moins, ça leur appartiendra de faire quelque chose de cette aventure. Ou pas.


A vérifier
"L’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli" proverbe africain

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Published by L - dans Verbatim
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commentaires

L 18/05/2007 15:35

Chère Madame Copine,
Je constate avec plaisir que vous avez un avis très très partisan sur la question !!!!
Bien sûr qu'il ne s'agit pas de couler l'association... Cela va de soi ! Après, si je n'y crois pas, c'est mon affaire, c'est vrai aussi.
Quant à la fin de votre commentaire, j'avoue qu'il me ravit. Pas tant la perspective du Cantal, que je vivrais sans doute plus comme une traversée du désert, pour la provençale que je suis... Mais pour l'autre perspective... Le petit cousin ou la petite cousine !
Gros bisous copine
 
 
 
 
 
 
 
 

Madame Copine 18/05/2007 03:50

Arghhhhhhhhhh!!!! Je déteste j'ai fait une faute!!!!!!!!!!!!!!! J'ai oublié le n'
Voilà c'est dit ça va mieux!!!
L'obsédée de l'orthographe

Madame Copine 18/05/2007 03:45

Oui oui oui pour la continuité dans le changement!!!!!! (tiens ça fait penser à une campagne politique...)Bien sûr on a jamais dit que l'association devait couler!!!!
Une nouvelle équipe dirigeante choisie par le national avec retrait la tête haute de notre présidente favorite qui part dans le Cantal se ressourcer et retrouver les grandes joies et petits bonheurs d'un quotidien moins tourmenté pour le plus grand bonheur de l'homme et du chat et de ses copines de blogland et d'ailleurs.
Zen retrouvé=cousin/e à l'arrivée....ouaih!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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