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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 22:42
Remercions le fabuleux élan citoyen, qu’illustre le fort taux de participation, inédit dans l’histoire de la Vème République, blablabla. Amen.
 
 
Dédicace
 
A moi. Dédicace première.
Parce que, j’ai résisté à la tentation de faire le directeur de conscience de mes proches indécis pour récupérer des voix à l’arrachée en invoquant des enjeux de société auxquels nous devrions tous être attachés.
Parce que j’ai refusé de chercher à convaincre – ce qui serait revenu à manipuler dans un laps de temps si court – au nom d’une cause que je crois pourtant plus juste.
 
A Ségolène Royal. Dédicace deuxième.
Parce que je sais, à un tout petit niveau, que pour une femme plus que pour un homme il est presque impossible de rénover et de faire le pari du changement tout en acceptant le principe de responsabilité sans être taxée de dictateur éclairé.
Parce que sans un soutien de « la famille », les chances s’amincissent. Sûrement. Durement. Cruellement.
Parce qu’il faut accepter qu’on ne peut pas brutaliser pas les gens. Même lorsqu’on pense qu’ils se mettent en danger.
 
 
Communiqué
 
La France a choisi. Nicolas Sarkozy. Massivement. La France a préféré le vieil adage selon lequel c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. La France a donc plébiscité une politique de père fouettard. La France est globalement persuadée que c’était mieux avant à coup de « moi, quand j’étais petit(e)… ». La France a rompu avec sa tradition d’insoumission. La France a jeté l’éponge. La France s’en est remise un homme pour remettre de l’ordre dans la complexité, tâche folle par essence tant la complexité doit s’appréhender mais résistera toujours à l’ordonnancement. La France a démissionné.
 
La France n’a pas accordé sa confiance. A Ségolène Royal. La France a rejeté le pari de l’audace, incarné par une femme. La France a refusé de s’impliquer. La France ne veut pas se mouiller. La France rêve de participer en théorie. La France est fâchée avec la pratique. La France aime débattre et s’insurger entre amis, entre soi, bien au chaud. Mais la France vient de démontrer son refus de l’apprentissage collectif. Politiquement, la France ne veut pas travailler.
 
 
Epilogue
Espérons que la France, avant de voter, n’a pas oublié de penser.
 

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commentaires

NatduVénéz 22/05/2007 22:16

Moi non plus je ne suis pas sûre que la France ait pensé à penser... (elle était facile celle-ci, je vous l'accorde...).
je me rassure juste en me disant qu'on n'en a que pour 5 ans.

Madame Copine 08/05/2007 11:31

Et oui la France a choisi...la France a t-elle pensé? Je ne suis pas sure... espérons que la France ne somnolera pas trop longtemps...
Un peuple endormi peut être très dangereux

L 10/05/2007 22:47

Relire ses classiques... Très contemporains, en définitive...
L'analyse d'Alexis de Toqueville dans
Extrait de De la Démocratie en Amérique,  Livre II, 1840 (10/18, 1963).

« Il y a un passage très périlleux dans la vie des peuples démocratiques.
 « Lorsque le goût des jouissances matérielles se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et que les habitudes de la liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d’eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu’ils sont prêts à saisir. Préoccupés du seul soin de faire fortune, ils n’aperçoivent plus le lien étroit qui unit la fortune particulière de chacun d’eux à la prospérité de tous. Il n’est pas besoin d’arracher à de tels citoyens les droits qu’ils possèdent ; ils les laissent volontiers échapper eux-mêmes(…)
 « Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s’emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte. Qu’il veille quelque temps à ce que tous les intérêts matériels prospèrent, on le tiendra aisément quitte du reste. Qu’il garantisse surtout le bon ordre. Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d’ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être, avant que  d’apercevoir comment la liberté sert à se le procurer ; et, au moindre bruit des passions politiques qui pénètrent au milieu des petites jouissances de leur vie privée, ils s’éveillent et s’inquiètent ; pendant longtemps la peur de l’anarchie les tient sans cesse en suspens et toujours prêts à se jeter hors de la liberté au premier désordre.
 « Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne veux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s’ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique ; mais il ne faut pas qu’elle leur suffise. Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur ; elle est esclave de son bien-être, et l’homme qui doit l’enchaîner peut paraître. (…)
 « Il n’est pas rare de voir alors sur la vaste scène du monde, ainsi que sur nos théâtres, une multitude représentée par quelques hommes. Ceux-ci parlent seuls au nom d’une foule absente ou inattentive ; seuls ils agissent au milieu de l’immobilité universelle ; ils disposent, suivant leur caprice, de toutes choses, ils changent les lois et tyrannisent à leur gré les mœurs ; et l’on s’étonne en voyant le petit nombre de faibles et d’indignes mains dans lesquelles peut tomber un grand peuple…
 « Le naturel du pouvoir absolu, dans les siècles démocratiques, n’est ni cruel ni sauvage, mais il est minutieux et tracassier. »
                                                       Alexis de Tocqueville
 Extrait de De la Démocratie en Amérique,  Livre II, 1840 (10/18, 1963).







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