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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 14:32
Une moitié de titre en fait. Il manque la part du diable. Vous en prendrez bien une petite tranche ?
 
Dédicace
En souvenir d’un homme qui s’est trouvé un peu par hasard assis sur le fauteuil d’une femme à laquelle toute cette histoire était initialement destinée
En souvenir d’un homme qui a, un mercredi de septembre, laissé une porte entrouverte
En souvenir d’un homme qui a conseillé une lecture apaisant l’inconsolable perte et l’insondable dégoût de soi
 
 
Prologue
Un bureau. Dedans une jeune fille dedans un homme. Une excuse venant d’elle. Un soupir un conseil de lui. Prendre soin de soi. Ainsi fut fait.
 
 
Développement
 
Son petit prince était finalement descendu de Paris. La veille. Ils étaient sortis dîner dehors malgré la fraîcheur automnale, accompagnés d’un voisin exubérant. Le restaurant était italien. Le repas fut maigre pour elle c’était la consigne. Il fut pantagruélique pour eux avec force de vin pour dissiper le malaise. En sus du vin, il avait pris le parti de saouler son acolyte du soir de vaines paroles et de blagues éculées tandis qu’elle observait la salle distraitement.
 
Le lendemain ils étaient partis à pied. Le taxi aurait constitué pour lui une dépense moins profitable que le vin de la veille. Arrivés sur les lieux, ils entrèrent dans une salle aux allures de hangar, découpée en box de fortune. Dans cet espace réduit un lit, une table de chevet, une chaise. Et une fenêtre aussi. On lui administra un cachet d’apaisement chimique. Le temps s’écoula.
On vint la chercher sur un lit roulant pour la conduire du box au bloc. Nue sous une blouse verte elle attendit au froid. Infirmière ! Infirmière ! Personne ne répondit à ses appels muets. Trop affairées en cette journée d’abattage en série. On lui empoignât le bras, elle sentit une aiguille et compta jusqu’à trois. Elle se réveilla sur la table en criant. C’était gênant l’intervention n’était pas bouclée. Où était l’anesthésiste ? Brise de panique avant reprise en main de la situation. Faire propre. Sans états d’âme mais propre. Sans humanisme et sans bavure. Sans sang ? Ca vous apprendra elle entendit. Elle rêva ?
Le lit à nouveau roulant. Ouverture du box et déchargement de la bête les jambes ensanglantées. La méthode était au point il suffisait de tirer sur le drap d’un coup sec pour la faire rouler sur le lit. Il était resté assis sur la chaise. Elle tira la couverture sur sa honte et ferma les yeux. Dormir ne plus penser dormir ne plus penser à rien et surtout ne plus croire.
Un bouquet de fleurs apparût dans le box. Le voisin exubérant en était l’auteur.
 
Des lendemains qui ont suivi elle a perdu la mémoire. Un trou noir de plusieurs mois. Des bribes seulement de sordides moments passés à se souiller.
 
Des années qui ont suivi elle se souvient fort bien. Une dette en souvenir de l’homme qui. Avancer, progresser, réussir pour ne pas trahir celui qui avait, un mercredi de septembre, laissé une porte entrouverte…
 
 
Epilogue
Le temps est passé. Il reste encore à remercier.
 

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Published by Laure - dans Intercalaires
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commentaires

NatduVénéz 13/04/2007 02:03

Comment fais-tu pour que ce que tu écris soit beau, alors que ce que tu décris ne l'est pas forcément ?
Enfin, si j'ai bien compris...

Expresso...

Le coup de la panne, par Mehdi Ahoudig

Le métro de Tokyo fonctionne très bien. Tellement bien que quand il y a une panne, c'est l'affolement général. Ballet de bruits et de voix pour mécanique un instant suspendue : tranche de son.